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Urgences
(Table ronde économique de la Chine) La consommation de services dépasse celle de biens alors que le marché chinois de la consommation entre dans une nouvelle phase (experts)

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Chine : tourisme pendant la Fête nationale

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Xi Jinping appelle à une confiance inébranlable et à avancer d’un pas assuré au service du renouveau national de la Chine

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Xi adresse ses félicitations à l’occasion du 78e anniversaire de la fondation de la RPDC

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Xi Jinping présente ses vœux pour la Journée des enseignants et appelle à former une jeunesse compétente pour le renouveau national

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Le président chinois nomme de nouveaux ambassadeurs

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Xi Jinping appelle à mener les opérations de recherche et de sauvetage de manière scientifique après un glissement de terrain à Chongqing

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Xi Jinping exhorte la Chine et le Cambodge à perpétuer leur amitié inébranlable

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La Chine soutient le nouveau gouvernement thaïlandais dans la mise en œuvre d’une gouvernance efficace, selon Xi Jinping

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Xi Jinping exprime son soutien ferme à l’ONU lors d’une rencontre avec Antonio Guterres

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La Chine dédouane le premier lot de marchandises importées dans le cadre de la politique élargie de droits de douane nuls pour les produits africains

A minuit pile, 24 tonnes de pommes sud-africaines sont devenues le premier lot de produits importés à entrer en Chine dans le cadre d’une initiative historique, la Chine ayant étendu le régime de droits de douane nuls à l’ensemble des 53 pays africains avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques. Cette mesure est entrée en vigueur le 1er mai. La cargaison, dédouanée rapidement par les douaniers de Shenzhen aux premières heures de vendredi, est destinée à des supermarchés et des marchés de gros de tout le pays. Pour ces pommes sud-africaines, le taux de droits de douane est passé de 10% à zéro, renforçant ainsi leur compétitivité en termes de prix sur le marché chinois. « C’est un véritable avantage », a déclaré Luo Shengcong, directeur général de la société Shenzhen Kin Shing Yip International Agent Co., Ltd., ajoutant que le lot de marchandises actuel permettra de réaliser une économie de droits de douane d’environ 20.000 yuans (environ 2.929 dollars américains). A compter du 1er décembre 2024, la Chine a mis en place un régime de droits de douane nuls pour les pays les moins avancés ayant établi des relations diplomatiques avec elle, dont 33 pays africains les moins avancés. Cette nouvelle mesure de droits de douane nuls constitue une nouvelle étape majeure qui donnera un élan considérable à la coopération sino-africaine en matière de commerce et d’investissement, ainsi qu’au développement de l’Afrique. La Chine reste le premier partenaire commercial de l’Afrique depuis 17 années consécutives, les échanges bilatéraux ayant atteint le chiffre record de 348 milliards de dollars en 2025. Cette année marque le 70e anniversaire des relations diplomatiques entre la Chine et l’Afrique. Guo Xueyan, responsable au sein de l’Administration générale des douanes, a souligné que, dans un contexte marqué par une vague de protectionnisme commercial à l’échelle mondiale, le renforcement par la Chine de ses politiques de droits de douane nuls en faveur des pays africains incarne l’essence même du multilatéralisme. Fin

La Chine met en place une politique historique de droits de douane nuls pour tous les pays africains avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques

Xinhua Vendredi, la Chine a étendu son régime de droits de douane nuls à l’ensemble des 53 pays africains avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques, offrant ainsi à l’Afrique de nouvelles opportunités pour stimuler ses exportations et son industrialisation dans un contexte mondial marqué par le protectionnisme. Aux premières heures de vendredi, 24 tonnes de pommes en provenance d’Afrique du Sud ont été dédouanées à Shenzhen, dans le sud de la Chine, devenant ainsi le premier lot de marchandises africaines à bénéficier de cette politique élargie de droits de douane nuls. La Chine avait déjà supprimé les droits de douane sur 100% des lignes tarifaires pour 33 pays les moins avancés (PMA) d’Afrique depuis le 1er décembre 2024. La nouvelle politique de droits de douane nuls profitera aux pays relativement plus prospères tels que le Kenya, l’Egypte et le Nigeria. En vertu de ce nouvel accord, les droits de douane nuls sont appliqués aux 20 pays africains non classés parmi les PMA, sous la forme d’un tarif douanier préférentiel pendant deux ans, période durant laquelle la Chine continuera à promouvoir la signature de l’accord de partenariat économique sino-africain pour un développement partagé avec les pays africains concernés. Selon certains responsables, cet accord consacrera l’exonération totale des droits de douane en tant que dispositif institutionnel à long terme. Le ministère chinois du Commerce a déclaré dans un communiqué que la politique de droits de douane nuls conférera un avantage concurrentiel aux produits africains tels que le cacao de Côte d’Ivoire et du Ghana, le café et les avocats du Kenya, ainsi que les agrumes et le vin d’Afrique du Sud, qui étaient auparavant soumis à des droits de douane allant de 8% à 30%. Le ministère a souligné que les droits de douane nuls contribueront à encourager la Chine et d’autres partenaires commerciaux à accroître leurs investissements en Afrique, apportant ainsi des capitaux, des technologies, des équipements et une expertise en gestion pour transformer localement les produits de spécialité africains. Cela rendra également le commerce sino-africain plus équilibré et sa croissance plus durable. Cette dernière initiative de la Chine a été largement saluée comme une avancée significative vers une plus grande ouverture de la deuxième économie mondiale, à un moment où une grande partie du système commercial mondial s’oriente vers le protectionnisme et un accès aux marchés plus restreint. Le traitement tarifaire zéro est une mesure « très opportune » pour l’Afrique, qui subit de plein fouet de nombreuses crises mondiales et fait face à l’isolationnisme et au protectionnisme dans le monde, a déclaré la semaine dernière aux médias Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union africaine, à l’issue de la réunion inaugurale du Sommet des entrepreneurs sino-africains à Addis-Abeba, en Ethiopie. « Je tiens à exprimer, au nom de la Commission de l’Union africaine, notre sincère gratitude pour ce geste très fraternel que tous les Africains apprécient », a déclaré M. Youssouf. La Chine est le premier partenaire commercial de l’Afrique. Selon l’Administration générale des douanes de Chine, les échanges commerciaux sino-africains ont atteint un niveau record de 348 milliards de dollars américains en 2025. Sur ce total, les importations chinoises en provenance d’Afrique se sont élevées à 123 milliards de dollars, soit une augmentation de 5,4% par rapport à l’année précédente. Tang Xiaoyang, doyen du département des relations internationales de l’Université Tsinghua, a déclaré que l’initiative chinoise de tarif zéro, contrairement aux politiques préférentielles prescrites par certains pays occidentaux, n’exige pas d’ouverture réciproque comme condition préalable et n’impose aucune condition aux affaires intérieures de l’Afrique. « Cela témoigne du respect de la Chine envers les pays africains et de son sens des responsabilités dans la promotion d’un développement commun avec eux », a déclaré M. Tang. Le professeur estime que les retombées positives de cette mesure tarifaire ne se limiteront pas à une simple relance des échanges commerciaux. Il a souligné que davantage de multinationales seraient incitées à implanter des sites d’assemblage ou de transformation en Afrique afin de tirer parti des coûts réduits liés à l’exportation vers la Chine, ce qui stimulerait ainsi le secteur manufacturier africain. « Cette politique de droits de douane nuls s’inscrit parfaitement dans le modèle de développement commun que la Chine et l’Afrique poursuivent depuis des années à travers la coopération en matière d’infrastructures et d’industrie », a déclaré M. Tang. Zhao Yongsheng, chercheur à l’Université de commerce international et d’économie, a déclaré que le rôle de l’Afrique dans la chaîne industrielle mondiale a longtemps été limité à celui de fournisseur de matières premières, et que sa structure commerciale, consistant à exporter des produits primaires tout en important des produits manufacturés, a rendu son industrialisation difficile. La politique de droits de douane nuls de la Chine, combinée à des investissements et à des transferts de technologie, pourrait aider le continent à sortir de cette situation difficile. Cette dernière exonération tarifaire s’inscrit également parfaitement dans le cadre des vastes efforts d’ouverture de la Chine. Selon les grandes lignes du 15e Plan quinquennal (2026-2030), la Chine va activement étendre son ouverture et favoriser un environnement institutionnel transparent, stable et prévisible. Elle s’est également engagée à améliorer la qualité et le niveau de la coopération commerciale et en matière d’investissement d’ici 2030. M. Zhao estime que la suppression des droits de douane facilitera l’entrée des produits africains en Chine, répondant ainsi à la demande croissante des consommateurs chinois en produits de haute qualité. Grâce à la simplification des procédures douanières et à d’autres mesures préférentielles, les produits africains, tels que les grains de café éthiopiens et le vin sud-africain, ont réussi à s’imposer solidement sur le marché chinois. Les importateurs espèrent désormais que cette nouvelle mesure favorisera l’arrivée d’un plus grand nombre de produits africains et rendra leurs prix plus compétitifs. Hunan Rift Valley Purple, une entreprise chinoise qui a investi dans une usine de transformation du thé au Kenya, a déclaré qu’elle prévoyait d’importer davantage de thé violet transformé en provenance de ce pays d’Afrique de l’Est, la nouvelle politique réduisant considérablement les charges fiscales. « Cela permettra non seulement

Zéro droit de douane : la Chine et l’Afrique vers une proximité sans précédent

(Xinhua)  Sur un marché de Changsha, dans la province chinoise du Hunan, un consommateur choisit un ananas « pain de sucre » venu du Bénin, sans toujours imaginer le long périple qu’il a accompli. A des milliers de kilomètres de là, sur les hauteurs du Rwanda, des piments sèchent au soleil avant de prendre la route vers la Chine. Sur un marché de Changsha, dans la province chinoise du Hunan, un consommateur choisit un ananas « pain de sucre » venu du Bénin, sans toujours imaginer le long périple qu’il a accompli. A des milliers de kilomètres de là, sur les hauteurs du Rwanda, des piments sèchent au soleil avant de prendre la route vers la Chine. Ces scènes d’échanges transcontinentaux pourraient bientôt se multiplier. Du 1er mai 2026 au 30 avril 2028, la Chine accordera un tarif douanier nul, sous la forme d’un taux préférentiel, à 20 pays africains ayant établi des relations diplomatiques avec elle et qui ne sont pas classés parmi les pays les moins développés. Cette décision fait suite à l’octroi par la Chine, depuis le 1er décembre 2024, d’un traitement tarifaire nul sur 100% des lignes tarifaires à 33 pays africains les moins développés avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques. Une approche qui illustre la philosophie chinoise sur le dévelopement et l’esprit des relations sino-africaines, comme l’a résumée le président Xi Jinping : « Sur la voie de la modernisation, personne, ni aucun pays, ne doit être laissé pour compte ». Dans un contexte international marqué par la montée des barrières commerciales et des tentations protectionnistes, ces mesures annoncées par Beijing devraient donner un coup d’accélérateur aux échanges sino-africains et, au-delà, renforcer la confiance au sein du Sud global. M. Xi a estimé que ces nouvelles mesures prises par la Chine au titre de l’élargissement de son ouverture de haut niveau offriraient certainement de nouvelles possibilités pour le développement de l’Afrique, ainsi que pour la poursuite conjointe du rêve de modernisation. Pour de nombreux pays africains, cela signifie un accès direct à l’un des plus vastes marchés au monde. Les chiffres illustrent cette dynamique. En 2025, le commerce sino-africain a atteint 348 milliards de dollars, en hausse de 17,7% par rapport à 2024, un niveau record. Les importations chinoises en provenance d’Afrique se sont élevées à 123 milliards de dollars, soit une hausse de 5,4% par rapport à l’année précédente. La tendance se confirme en 2026. Au premier trimestre, le volume des échanges a encore progressé de 23,7% par rapport à la même période de 2025, avec une hausse de 14,6% des importations chinoises. UNE ECONOMIE DU QUOTIDIEN : QUAND LE COMMERCE CHANGE DES VIES A Allada, au Bénin, Lanmandoclévon, un cultivateur d’ananas « pain de sucre », se souvient d’une époque où de bonnes récoltes pouvaient devenir une source d’inquiétude. « Autrefois, sur le marché local, nous avions du mal à écouler toute notre production. Une partie des invendus était perdue, entraînant un manque à gagner considérable », confie-t-il à Xinhua. Depuis que l’ananas béninois a obtenu l’accès au marché chinois, la situation s’est nettement améliorée : il écoule désormais l’ensemble de sa production et a étendu ses plantations de moins d’un hectare à près de trois hectares, employant environ 80 ouvriers par hectare. A ses yeux, « le vaste marché chinois » est une réalité tangible. Son expérience n’est pas isolée. Au Rwanda, le piment séché est autorisé à l’exportation vers la Chine depuis 2021. L’entreprise Fischer Global a ainsi vu ses surfaces cultivées s’étendre progressivement, passant de 15 à 300 hectares. « C’est la stabilité du marché qui nous a permis d’agrandir nos plantations », explique son directeur général, Herman Uwizeyimana. Même dynamique au Kenya, où les exportations d’avocats vers la Chine ont connu une croissance rapide. D’après Hasit Shah, directeur général de Sunripe, une entreprise locale spécialisée dans la culture, la transformation et l’exportation d’avocats, lorsque les avocats kenyans ont fait leur entrée sur le marché chinois en 2022, les importations hebdomadaires ne représentaient que 10 à 20 conteneurs. Selon les médias locaux, elles atteignent aujourd’hui 100 à 150 conteneurs, soit une croissance de 500% en trois ans. Du café ougandais aux myrtilles zimbabwéennes, en passant par les noix de cajou mozambicaines ou la viande malgache, une gamme croissante de produits africains trouve désormais sa place sur le marché chinois. DE LA PRODUCTION LOCALE AUX CHAINES DE VALEUR MONDIALES Le tarif douanier nul ne signifie pas seulement « vendre plus », mais aussi « vendre mieux ». Une illustration de cette montée en gamme, le poria, champignon utilisé depuis des siècles en médecine traditionnelle chinoise, suscite aujourd’hui un intérêt croissant. Dans le cadre d’une coopération entre Jingzhou, surnommée « capitale du poria » dans la province chinoise du Hunan, et la République du Congo, la filière se structure désormais à l’échelle intercontinentale : la Chine fournit les souches fongiques et l’appui technologique, tandis que la culture et les premières étapes de transformation sont réalisées en Afrique, avant une commercialisation en Chine et sur d’autres marchés internationaux. Ce modèle illustre l’émergence d’une nouvelle géographie des chaînes de valeur, dans laquelle l’Afrique occupe une place plus active, au-delà du simple rôle d’exportateur de matières premières. Implanté depuis 2019 dans le district de Loudima, au sud du Congo, le groupe Feilin a développé cette filière avec une production annuelle atteignant aujourd’hui 500 tonnes. En février dernier, le groupe a signé un accord avec la société chinoise Jingzhou Guoling Technology, visant l’achat de 3.000 tonnes de produits sur trois ans. Pour Judani Ngongui, directeur d’équipe de Loudima de la société nationale de valorisation des plantations forestières, la politique de tarif zéro annoncée par la Chine à l’égard de l’Afrique signifie la possibilité d’augmenter les volumes d’exportation de produits agricoles à forte valeur ajoutée vers le marché chinois. « Dans le cas du poria, la demande sur le marché international, en particulier en Chine, peut stimuler l’expansion des superficies cultivées, encourager les investissements dans la transformation locale et améliorer les infrastructures agricoles », précise-t-il. UNE OPPORTUNITE POUR LE DEVELOPPEMENT DU SUD GLOBAL Alors que certains pays tendent à brandir l’arme des droits de douane, la Chine

Cent jours après le lancement des opérations douanières spéciales, les entreprises françaises partagent les nouvelles opportunités à Hainan

Au Haikou International Duty-Free Shopping Complex, le plus grand centre commercial hors taxe au monde situé à Haikou, capitale de la province insulaire de Hainan (sud de la Chine), l’espace dédié aux cosmétiques et aux produits de luxe attire un flux continu de visiteurs. Devant les comptoirs de grandes marques françaises, les clients affluent. « Aujourd’hui, je n’ai plus besoin de voyager à l’étranger. A Hainan, on peut acheter les dernières nouveautés des grandes marques françaises, souvent à des prix plus avantageux », déclare Mme Lin, touriste chinoise originaire de la province orientale du Zhejiang. Ces dernières années, de la consommation haut de gamme à la santé, en passant par les services numériques, un nombre croissant d’entreprises françaises ont saisi les opportunités offertes par cette zone pilote d’ouverture. Dans le secteur du luxe et de la beauté, des groupes tels que LVMH et L’Oréal ont rapidement mis en place des chaînes d’approvisionnement complètes, profitant des politiques d’exemption de droits de douane, de la libre circulation des capitaux et de la simplification des procédures douanières. « Le Port de libre-échange de Hainan constitue un point d’appui clé pour notre stratégie de vente au détail à destination des voyageurs en Asie-Pacifique », indique Fabrice Megarbane, président de la division des produits grand public de L’Oréal. « Les politiques et l’environnement des affaires facilitent une connexion plus efficace avec les consommateurs chinois et internationaux », ajoute-t-il. L’attrait de Hainan s’étend également au secteur de la santé. Des entreprises françaises y accélèrent leur implantation. « Le Port de libre-échange de Hainan offre une voie d’accès efficace au marché chinois », note un responsable du groupe pharmaceutique français Mayoly, après l’enregistrement rapide de son entité locale. « Nos produits peuvent désormais atteindre les consommateurs chinois plus rapidement, tout en réduisant considérablement les coûts d’exploitation », ajoute-t-il. Dans le domaine des services numériques, l’entreprise française de jeux vidéo Microids a choisi Hainan comme plateforme pour développer ses activités. « Les atouts de l’industrie vidéoludique française, combinés aux politiques du port de libre-échange, créent des conditions favorables à la coopération », explique Zhang Wenbin, responsable de sa filiale chinoise, soulignant une baisse notable des coûts liés à l’internationalisation. Ces implantations dans des secteurs variés illustrent l’intérêt croissant des entreprises françaises pour le Port de libre-échange de Hainan et traduisent la mise en œuvre concrète des politiques d’ouverture. Depuis le lancement des procédures douanières spéciales le 18 décembre 2025, ces initiatives contribuent directement à la dynamique économique observée, confirmant le rôle de Hainan comme plateforme reliant les entreprises étrangères au marché chinois. Cent jours après la mise en œuvre de ces procédures, le Port de libre-échange de Hainan continue de libérer ses effets positifs. En cent jours, la proportion des produits bénéficiant des politiques d’exemption de droits de douane a atteint 74%, couvrant plus de 6.600 catégories. Plus de 7.500 nouvelles entreprises de commerce extérieur ont été enregistrées, en hausse de 65,7% sur un an. Dans le même temps, les échanges extérieurs ont dépassé 80 milliards de yuans, en progression de 32,9%, tandis que le trafic de passagers internationaux a augmenté de 36,3%. Selon des données officielles, le Port de libre-échange de Hainan a attiré à ce jour des investissements en provenance de 180 pays et régions et établi des partenariats avec 43 zones de libre-échange dans le monde.■

Xi Focus : Redéfinir la vision des responsables en matière de mérites politiques

Source: Xinhua Une ampoule n’est pas quelque chose que la plupart des gens associeraient à la gouvernance. Pourtant, il y a près de quarante ans, alors qu’il travaillait dans l’une des régions les plus pauvres de la province chinoise du Fujian (est), en tant que chef du Parti de la préfecture de Ningde, Xi Jinping avait déclaré aux responsables locaux que garantir l’accès aux biens de première nécessité pour les habitants des zones reculées, même des articles aussi basiques que les ampoules et le savon, était également une mesure de bonne gouvernance. Cette remarque a mis en lumière une question universelle et profonde : faut-il évaluer les mérites politiques d’un responsable en fonction des gains économiques à court terme, des projets visibles, des distinctions officielles ou des améliorations concrètes du bien-être de la population ? M. Xi a répondu en évoquant ce qu’il a qualifié de « vision juste des mérites politiques », un principe directeur destiné aux responsables qui privilégie le bien-être du peuple et valorise les résultats tangibles à long terme, qui ne seront peut-être pas immédiatement visibles, mais qui sont obtenus grâce à une prise de décision judicieuse et des actions concrètes. Fin février, le Comité central du Parti communiste chinois (PCC), avec Xi Jinping comme noyau dirigeant, a lancé une campagne d’étude à l’échelle du Parti, exhortant ses membres, en particulier les responsables à l’échelon du chef de district et aux échelons supérieurs, à revoir leur état d’esprit concernant les mérites politiques afin de produire des résultats qui « résistent à l’épreuve de la pratique, aux yeux du peuple et au fil de l’histoire ». Cette campagne, qui se déroulera jusqu’en juillet, vise à corriger les idées fausses sur la gouvernance qui engendrent souvent des projets futiles, des risques cachés, un lourd fardeau pour les communautés locales et le mécontentement de la population. Elle marque la dernière initiative en date de M. Xi, secrétaire général du Comité central du PCC, président de la République populaire de Chine et président de la Commission militaire centrale, pour renforcer la gestion du Parti, après l’initiative de l’année dernière visant à améliorer la conduite des membres. « L’efficacité sans cesse croissante de l’autogestion du Parti est la garantie ultime du développement économique et social », a déclaré M. Xi. Cette insistance a été réitérée lundi lors d’une visite d’inspection, au cours de laquelle M. Xi a insisté sur la direction du Parti et le renforcement de celui-ci pour faire de la Nouvelle Zone de Xiong’an, une ville moderne en plein essor située à environ 100 km au sud de Beijing, un pôle d’innovation et un modèle de développement de haute qualité. M. Xi a exhorté les responsables de Xiong’an à assumer pleinement leurs responsabilités, à se consacrer à la mise en œuvre des politiques et à obtenir de bons résultats. Selon les théoriciens du Parti, la dernière campagne d’études vise à renforcer le développement politique du Parti et son effectif de cadres. Alors que la Chine entame la première année du 15e Plan quinquennal (2026-2030), la réalisation de ses objectifs de développement dépendra largement de la capacité des cadres à agir en ayant « une vision juste des mérites politiques » en adoptant une approche pragmatique. Eduardo Regalado, chercheur au Centre de recherche sur la politique internationale de Cuba, a déclaré que la promotion d’une vision juste des mérites politiques parmi les responsables s’est imposée comme un concept clé dans le cadre de gouvernance du PCC pour la nouvelle ère, et qu’elle aidera la Chine à transformer son modèle de développement pour le rendre plus qualitatif, plus efficace et plus équitable. LA PRIMAUTE DU PEUPLE L’un des objectifs majeurs de cette campagne est d’éradiquer la tendance, observée chez certains responsables, à sacrifier le bien-être public au profit d’une amélioration artificielle de leurs résultats. Lors d’une réunion de haut niveau, M. Xi a condamné le gaspillage de fonds publics consacrés au badigeonnage des façades dans certaines zones rurales, alors même que celles-ci venaient à peine de sortir de la pauvreté ou continuaient d’y faire face. M. Xi a déclaré que dépenser sans compter pour blanchir les murs, ce qui ne nourrit ni n’habille la population, était inutile et constituait un gaspillage de fonds publics. Alors que certains responsables pèchent par excès de précipitation, d’autres choisissent délibérément l’inaction. Certains préfèrent la prudence et se dérobent à leurs responsabilités, estimant que « plus on lave de vaisselle, plus on en casse ». M. Xi a, à de nombreuses reprises, fustigé ces « personnes sympas » et ces « indécis » qui ne passent pas à l’action, affirmant que ceux qui manquent de dévouement n’accompliront rien et compromettront les projets essentiels. A l’inverse, il cite souvent comme modèle de bonne gouvernance Jiao Yulu, un humble secrétaire du comité du Parti pour le district rural peu connu de Lankao, dans la province du Henan (centre), au début des années 1960. Confrontés à des tempêtes de sable, aux inondations et à la salinisation généralisée des sols qui plongeaient de nombreux habitants dans la précarité alimentaire, M. Jiao et ses collègues ont travaillé sans relâche à la plantation de ceintures forestières pour lutter contre l’avancée du sable et les inondations, contribuant ainsi à atténuer progressivement les pénuries alimentaires chroniques à Lankao. Cependant, M. Jiao n’a pas vécu assez longtemps pour voir les fruits de ces efforts, succombant à un cancer du foie en 1964 à l’âge de 42 ans. M. Xi a été profondément ému lorsqu’il a lu pour la première fois l’histoire de Jiao Yulu alors qu’il était collégien. Il a déclaré que l’esprit de Jiao Yulu, caractérisé par une approche centrée sur le peuple et un dévouement inlassable et désintéressé, avait été un phare tout au long de son propre parcours, depuis ses débuts comme simple fonctionnaire de terrain jusqu’à la plus haute fonction de la Chine. Au début des années 1980, alors qu’il travaillait dans le district de Zhengding, dans la province du Hebei (nord), M. Xi a contribué à réduire les quotas d’achat de céréales par l’Etat, qui avaient valu à la région la réputation d’être

Xi envoie un message de félicitations au 10e sommet de la CELAC

Le président chinois Xi Jinping a adressé un message de félicitations au 10e sommet de la Communauté des Etats d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC), qui s’est ouvert samedi à Bogota, capitale de la Colombie. Depuis sa création, la CELAC s’est engagée à promouvoir la paix, la stabilité, le développement et la prospérité dans la région d’Amérique latine et des Caraïbes (ALC), insufflant un nouvel élan à l’unité, à la coopération et au développement commun du Sud global, a noté M. Xi. En mai dernier, la quatrième réunion ministérielle du Forum Chine-CELAC s’est tenue avec succès à Beijing, a rappelé le dirigeant chinois, ajoutant qu’il avait assisté à la cérémonie d’ouverture et annoncé le lancement conjoint de cinq programmes sur la solidarité, le développement, la civilisation, la paix et la connectivité entre peuples, ce qui a reçu un écho positif de la part des pays de l’ALC. Au cours de l’année écoulée, la Chine et les pays de l’ALC ont travaillé en étroite collaboration en faisant progresser la mise en œuvre régulière des cinq programmes, ce qui a apporté des bénéfices concrets aux populations des deux parties, a affirmé M. Xi. La Chine sera toujours un bon ami et un bon partenaire des pays de l’ALC, et elle les soutiendra dans la sauvegarde de leur souveraineté, de leur sécurité et de leurs intérêts en matière de développement, a-t-il souligné. La Chine est prête à travailler avec les pays de l’ALC pour défendre l’équité et la justice internationales, et à écrire ensemble un nouveau chapitre dans la construction d’une communauté d’avenir partagé Chine-ALC, a-t-il conclu. La Colombie assure actuellement la présidence tournante de la CELAC.

Le Forum médias Chine-RDC promeut les bénéfices mutuels et la coopération gagnant-gagnant

Le Forum médias Chine-République démocratique du Congo (RDC) s’est tenu mercredi à Kinshasa, la capitale de la RDC. Placé sous le thème « Modernisation à la chinoise et voie de développement de la RDC : exploration conjointe de nouvelles trajectoires gagnant-gagnant », le forum a réuni environ 250 personnalités politiques, représentants des médias et chefs d’entreprise des deux pays. Dans une allocution vidéo prononcée lors de la cérémonie d’ouverture, Fu Hua, président de l’Agence de presse Xinhua, a souligné que cette année marquait le 70e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et les pays africains, ainsi que l’Année des échanges entre les peuples Chine-Afrique. Il a indiqué que Xinhua saisirait l’occasion pour collaborer avec ses homologues congolais afin d’approfondir la vision d’avenir définie par les dirigeants des deux pays. Xinhua s’emploiera à raconter des histoires marquantes de la coopération bilatérale, à étudier des questions prospectives et stratégiques relatives au développement Chine-Afrique et à organiser des activités d’échange telles que le Forum des médias et des think tanks du Sud global, a-t-il ajouté. Ces efforts permettront de renforcer la représentation et de mieux faire entendre la voix des deux pays au sein du système de gouvernance multilatérale et insuffleront un nouvel élan à la coopération sino-africaine, a-t-il affirmé. Le vice-Premier ministre et ministre de l’Economie de RDC, Daniel Mukoko Samba, a quant à lui déclaré que les relations établies de longue date entre la Chine et la RDC n’avaient cessé de se développer sur des bases de coopération et d’amitié. La coopération Afrique-Chine apporte un soutien essentiel au développement du continent africain, a-t-il ajouté. M. Mukoko a souligné le rôle fondamental des médias à cet égard, dans la mesure où ils contribuent à approfondir la coopération Chine-RDC et à renforcer la compréhension mutuelle entre les deux peuples. Patrick Muyaya, ministre de la Communication et des Médias et porte-parole du gouvernement de RDC, a déclaré que ce forum marquait une nouvelle étape dans l’évolution de la coopération médiatique entre la RDC et la Chine. M. Muyaya a appelé les deux parties à approfondir leur coopération institutionnelle, à explorer l’application de nouvelles technologies comme la transformation numérique et l’intelligence artificielle à la diffusion de l’information, à conjuguer leurs efforts pour lutter contre la désinformation et à renforcer durablement les relations bilatérales. Bienvenu Bakumanya, directeur général de l’Agence de presse congolaise (ACP), a déclaré que ce forum marquait l’entrée de la coopération médiatique bilatérale dans une nouvelle phase d’action concrète. Il a exhorté les médias des deux pays à assumer leur rôle « d’architectes de la communication » afin de mettre pleinement en lumière les retombées concrètes de la coopération bilatérale dans les domaines social, économique et technologique. L’ambassadeur de Chine en RDC, Zhao Bin, a affirmé que les relations Chine-RDC se trouvaient actuellement à un tournant de leur histoire, et que la modernisation à la chinoise offrirait davantage d’opportunités de développement et de revitalisation à la RDC. Soulignant que ce forum marquait en outre le début des célébrations de l’Année des échanges humains Chine-Afrique en RDC, M. Zhao a espéré que les médias des deux pays « feraient plus largement connaître les résultats fructueux de leur coopération pragmatique, raconteraient de manière plus vivante l’histoire de l’amitié civile entre les deux pays, renforceraient la compréhension mutuelle et contribueraient à dynamiser le développement des relations Chine-RDC ». Organisé conjointement par l’Agence de presse Xinhua et l’ACP, le forum comprenait également une exposition photographique sur les accomplissements de la coopération bilatérale. 

De “couloir du terrorisme” à une rencontre stratégique de l’industrie de défense

BAMEX, devenu pour la première fois un carrefour majeur de l’industrie de défense au Mali avec la participation d’entreprises turques du secteur, s’impose comme un centre névralgique pour la résolution des problèmes sécuritaires du continent.BAMEX’26 ouvrira ses portes pour la deuxième fois à Bamako du 9 au 13 novembre, avec l’ambition de devenir le salon de défense le plus complet jamais organisé sur le continent africain. Cette région, désignée pendant des années comme le « couloir du terrorisme » à la frontière du Mali, du Niger et du Burkina Faso, se transforme aujourd’hui en un point de rencontre stratégique inédit pour l’industrie de défense africaine.Le Bamako Expo 2026 (BAMEX’26) s’apprête à ouvrir ses portes pour la deuxième fois à Bamako, du 9 au 13 novembre, avec l’ambition affichée de devenir le salon de défense le plus complet jamais organisé sur le continent africain.Le salon, qui réunira sous un même toit des délégations officielles et de défense de haut niveau issues de 54 pays africains ainsi que de nombreux autres États concernés, a ouvert ses inscriptions aux entreprises turques et internationales. Harun Saraç, président du conseil d’administration de BAMEX et directeur général de The Peak Defense, a déclaré que la première édition de BAMEX, organisée l’année dernière, avait été ouverte à la participation des entreprises turques du secteur de la défense.Soulignant que de nombreuses entreprises turques de premier plan dans leurs domaines respectifs avaient pris part au salon, et que des délégations officielles d’environ 35 pays différents s’étaient déplacées à Bamako pour suivre l’événement de près, Saraç a insisté sur le fait que, malgré son caractère inaugural, BAMEX avait été particulièrement fructueux tant du côté des participants que des délégations. Précisant que l’édition 2026 se tiendra dans un format sensiblement différent, Saraç a formulé les observations suivantes : « Cette année, le salon sera une plateforme entièrement internationale, et des entreprises participantes venues de différents pays du monde pourront y être présentes. Nous anticipons également une croissance significative du côté des délégations. L’année dernière, nous avions accueilli des délégations d’environ 35 pays ; cette année, nous visons à doubler ce chiffre et à multiplier par environ 3 le nombre d’entreprises participantes. Je souhaite toutefois souligner un point essentiel : notre objectif chez BAMEX n’est pas de faire du nombre, mais de mettre en relation les bonnes entreprises avec les bons décideurs. C’est pourquoi nous sommes très rigoureux dans la sélection des participants. Plutôt que d’accepter toutes les candidatures, nous sélectionnons des entreprises disposant de produits véritablement qualitatifs, éprouvés sur le terrain et capables de répondre aux besoins de la région.Lors de notre premier salon, un volume commercial d’environ 150 millions de dollars a été généré. Cette année, avec une participation internationale bien plus large, nous espérons atteindre le seuil de 500 millions de dollars. » Mettre en relation de vrais besoins avec de vraies solutions Harun Saraç a indiqué avoir reçu des retours très positifs tant des entreprises participantes que des délégations présentes l’année dernière. Soulignant qu’ils avaient mis les délégations en contact direct avec des fabricants et des technologies véritablement de qualité, Saraç a précisé que l’intérêt pour le salon cette année était bien plus élevé, avec des demandes de participation émanant de nombreux pays différents. Attirant l’attention sur le fait que l’une des caractéristiques distinctives de BAMEX réside dans sa conception en tant que plateforme à long terme, Saraç a indiqué qu’à partir de 2026, le salon serait organisé tous les deux ans, avec l’ambition qu’il devienne avec le temps une puissante plateforme internationale couvrant l’ensemble de la région. Saraç a ajouté « Au regard du contexte sécuritaire et géopolitique actuel de l’Afrique en particulier du Sahel et du reste du monde, l’importance d’un salon de ce format est considérable. BAMEX n’est pas un salon classique où l’on se contente d’exposer des produits ; c’est une plateforme où de vrais besoins rencontrent de vraies solutions, et où les participants peuvent présenter leurs produits directement aux délégations gouvernementales de haut niveau et les faire tester sur le terrain. C’est pourquoi nous ambitionnons d’en faire un événement générateur de solides partenariats et de résultats concrets, tant pour les participants que pour les délégations. Notre objectif est de faire de BAMEX, au fil du temps, l’une des plateformes de défense les plus distinctives, les plus productives et les plus axées sur la création de valeur au monde. »

Le 15e Plan quinquennal de la Chine apporte de nouvelles opportunités pour la coopération sino-africaine

Le 26 février, la Rencontre d’Affaires Chine-Congo sur le thème « Zéro Tarif, Nouvelles Opportunités » a eu lieu à Brazzaville, capitale de la République du Congo. Une dizaine d’entreprises chinoises et congolaises ont signé des accords d’entente de coopération. Des produits tels que le poria et les arachides de ce pays africain seront exportés vers la Chine grâce à la mesure de « zéro tarif ». Li Huanguo, entrepreneur de la province chinoise du Hunan, figurait parmi les représentants d’entreprises chinoises présents. Son entreprise prévoit d’importer 3.000 tonnes de poria depuis la République du Congo au cours des trois prochaines années. En construisant des bases de démonstration de culture et en créant des marques locales, l’entreprise réalisera ainsi une coopération gagnant-gagnant avec ses partenaires africains. Cette initiative illustre clairement comment le 15e plan quinquennal (2026-2030) offre de nouvelles opportunités pour la coopération sino-africaine. L’année 2026 marque le début du 15e Plan quinquennal de la Chine, coïncidant avec le 70e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et l’Afrique, et est également l’Année sino-africaine des échanges humains et culturels. La Chine a annoncé sa volonté d’appliquer, à compter du 1er mai 2026, une politique de droits de douane nuls sur l’ensemble des produits en provenance de 53 pays africains avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques. « La mise en œuvre de la politique du ‘zéro tarif’ par la Chine est une autre pratique concrète de coopération mutuellement bénéfique entre la Chine et l’Afrique », a déclaré Zhang Jian, président de la Fédération provinciale de l’industrie et du commerce du Hunan. Selon lui, cette mesure permettra de consolider la position de la Chine en tant que premier partenaire commercial de l’Afrique, d’élargir les canaux d’entrée sur le marché chinois pour des produits africains comme le café, les textiles et les produits agricoles, et de renforcer davantage la coopération Sud-Sud. Cependant, en tant que plan de développement pour les cinq prochaines années de la Chine, les opportunités offertes par le 15e Plan quinquennal pour la coopération sino-africaine vont bien au-delà de la simple mesure « zéro tarif ». Selon M. Zhang, dans le projet du programme de ce plan quinquennal, une série de dispositions stratégiques telles que l’élargissement actif de l’ouverture autonome et la coopération de haute qualité dans l’initiative « Ceinture et Route » tracent une feuille de route pour la coopération sino-africaine dans la nouvelle ère et y insufflent une nouvelle dynamique. L’orientation de développement et la philosophie de coopération établies par le 15e Plan quinquennal font écho aux objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, propulsant l’extension de la coopération sino-africaine au-delà des domaines traditionnels vers des dimensions plus larges et plus profondes, ouvrant ainsi de nouveaux espaces de coopération pour la construction d’une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique, a déclaré Ye Hailin, président de l’Institut Chine-Afrique. Il a ajouté qu’en alignant systématiquement le 15e Plan quinquennal avec l’Agenda 2063 de l’Afrique, la coopération sino-africaine forme progressivement un modèle de coopération global. Cela améliorera non seulement l’efficacité du développement des deux parties, mais offrira également aux pays du Sud global un paradigme de coopération de référence pour explorer des voies de développement adaptées à leurs propres caractéristiques. Le 15e Plan quinquennal suscite également un vif intérêt en Afrique. De nombreuses personnalités africaines ont exprimé le souhait de tirer des enseignements des « plans quinquennaux » chinois pour leurs expériences de développement. Après avoir analysé en profondeur le prochain plan quinquennal, Moussa Diarra, ingénieur du ministère malien de l’Energie et de l’Eau, a exprimé sa forte adhésion aux initiatives chinoises dans le domaine des énergies renouvelables. Ayant participé à plusieurs reprises à des formations en Chine sur des projets d’énergies vertes, il est devenu un acteur actif dans le domaine de la coopération énergétique entre le Mali et la Chine. « Je vais activement promouvoir l’approfondissement de la coopération pragmatique entre l’Agence nationale des énergies renouvelables et des bioénergies et la Chine, dans l’espoir d’aider davantage de techniciens maliens à avoir l’opportunité de venir se perfectionner en Chine », a-t-il déclaré. Joseph Olivier Mendo’o, un jeune Africain originaire du Cameroun, a été invité à plusieurs reprises à assister en tant qu’observateur aux « deux sessions » (les sessions annuelles de l’organe législatif suprême et de l’organe consultatif politique suprême de la Chine). Après avoir étudié les documents relatifs au prochain plan quinquennal, il estime que cela apportera de nombreuses opportunités pour le développement de l’Afrique. Envisageant les cinq prochaines années, M. Mendo’o a expliqué que le 15e Plan quinquennal marquait l’arrivée à maturité de l’économie chinoise. Pour l’Afrique, c’est une opportunité profonde de faire évoluer son partenariat avec la Chine vers un niveau supérieur, en passant d’une relation basée sur les infrastructures et les ressources à une relation fondée sur la technologie, la création de valeur ajoutée et une croissance verte partagée. « C’est un modèle pour l’essor conjoint des pays du Sud global », a-t-il déclaré.