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La politique chinoise de tarif douanier zéro encourage davantage de produits africains de qualité à entrer sur le marché chinois

La politique chinoise de tarif douanier zéro encourage davantage de produits africains de qualité à entrer sur le marché chinois

Shenzhen, plaque tournante des produits africains en Chine

Shenzhen, plaque tournante des produits africains en Chine

Le port de Qingdao lance un nouveau service de conteneurs vers l’Afrique de l’Ouest sur fond de croissance du commerce sino-africain

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La Chine offre de nouvelles opportunités de développement à l’Afrique grâce à sa politique de droits de douane nuls

La Chine offre de nouvelles opportunités de développement à l’Afrique grâce à sa politique de droits de douane nuls

Les douanes de Guangzhou optimisent leurs services pour faciliter l’importation de produits agricoles africains de qualité

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La politique chinoise de droits de douane nuls contribue à ouvrir une nouvelle ère pour la coopération sino-africaine

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La Chine est le partenaire le plus volontaire et le plus fiable de l’Afrique pour partager les opportunités (COMMENTAIRE)

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La Chine dédouane le premier lot de marchandises importées dans le cadre de la politique élargie de droits de douane nuls pour les produits africains

La Chine dédouane le premier lot de marchandises importées dans le cadre de la politique élargie de droits de douane nuls pour les produits africains

La Chine met en place une politique historique de droits de douane nuls pour tous les pays africains avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques

La Chine met en place une politique historique de droits de douane nuls pour tous les pays africains avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques

Zéro droit de douane : la Chine et l’Afrique vers une proximité sans précédent

Zéro droit de douane : la Chine et l’Afrique vers une proximité sans précédent

La politique chinoise de tarif douanier zéro encourage davantage de produits africains de qualité à entrer sur le marché chinois

Une amie m’a offert récemment un sac de grains de café d’une marque chinoise, dont le goût m’a grandement surpris. Je n’aurais jamais pensé que la qualité du café d’une marque toute locale puisse rivaliser avec celle de cafés haut de gamme. Elle m’a confié qu’il s’agissait du produit de Coffee Z (Xiao Ka Zhu en chinois), une marque créée en 2021 dans la province chinoise du Hunan (sud), qui introduit des grains de café africains sur le marché chinois en communiquant directement avec les producteurs en Afrique. « L’entreprise communique directement avec les propriétaires de plantations de café africaines par l’intermédiaire d’une plateforme commerciale en ligne, ce qui simplifie le processus commercial et réduit les coûts globaux », selon le fondateur de la marque, Jing Jianhua. Aujourd’hui, la marque propose plus de 30 boissons à base de grains de café d’Ethiopie, du Kenya et de nombreux autres pays africains et compte près de 100 établissements à travers la Chine. Son succès repose sur des cafés aux arômes distinctifs proposés à des prix abordables. « Grâce à la politique chinoise de suppression des droits de douane, le coût d’importation des grains a considérablement baissé », a souligné M. Jing. Depuis le 1er décembre 2024, la Chine a accordé à tous les pays les moins avancés avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques un traitement de tarif douanier zéro sur 100% des produits, dont 33 sont des pays africains. A compter du 1er mai 2026, cette politique sera appliquée à tous les pays d’Afrique avec lesquels la Chine entretient des relations diplomatiques. Pour Mbula Musau, fondatrice de l’entreprise kényane Utake Coffee, la Chine s’est imposée comme une destination prometteuse et de plus en plus incontournable pour le café de spécialité haut de gamme du Kenya. « Avec la suppression des droits de douane, notre compétitivité en termes de prix s’améliorera considérablement », a-t-elle estimé. Selon elle, les retombées de la politique devraient aller au-delà des simples volumes d’exportation. A mesure que les consommateurs chinois diversifient leurs préférences, la hausse de la demande devrait générer des retombées positives tout au long de la chaîne de valeur, ce qui profitera en fin de compte aux petits exploitants agricoles. Sous l’impulsion des politiques préférentielles mises en place par la Chine, de l’ananas béninois aux produits horticoles du Rwanda en passant par le caoutchouc ivoirien, de plus en plus de produits africains de haute qualité entrent sur le marché chinois, offrant aux consommateurs chinois de nouveaux choix, ce qui en retour permet aux populations africaines d’en tirer de réels bénéfices. La viande de mouton et de chèvre de Madagascar est l’un des produits ayant profité de cette occasion pour entrer sur le marché chinois. Présent pour la première fois à l’Exposition internationale d’importation de Chine (CIIE), cette viande a séduit les consommateurs chinois par sa qualité et sa faible teneur en graisse. Selon Zhang Ting, directrice générale exécutive de la Sino-Malagasy Animal Husbandry (Madagascar) Co., LTD, ce pays africain insulaire a exporté environ plus de 700 tonnes de viande de mouton et de chèvre vers la Chine en 2025, bénéficiant directement à des milliers d’éleveurs malgaches. Pour Etsara, un éleveur malgache de 43 ans, sa collaboration avec l’entreprise lui a permis d’agrandir son troupeau et de gagner un revenu annuel supplémentaire d’envion 1.200.000 ariary (environ 290 dollars). « La Chine a changé ma vie », a-t-il témoigné. Pour valoriser pleinement le potentiel de l’élevage local, l’entreprise collabore avec les autorités agricoles locales pour introduire des élevages de qualité, tout en développant des industries connexes, comme la laine et les sous-produits du mouton, afin de maximiser la valeur du secteur. « Aujourd’hui, un grand nombre d’éleveurs ont contacté l’entreprise pour rejoindre notre réseau de collaboration, qui ne cesse de s’étendre », nous a confirmé Mme Zhang. La politique chinoise de tarif douanier zéro intervient à un moment où les pays africains ont particulièrement besoin de diversifier leurs partenaires économiques et d’obtenir de meilleures conditions commerciales, a estimé Amadou Magagi, expert à la Chambre de commerce et d’industrie du Niger. « Elle favorise la diversification agricole, renforce la compétitivité des produits africains et contribue à réduire le déséquilibre commercial structurel au bénéfice de l’Afrique. » Selon les données de l’Administration générale des douanes de Chine (AGD), les importations chinoises en provenance de l’Afrique ont dépassé 123 milliards de dollars en 2025, enregistrant une augmentation de 5,4% par rapport à l’année précédente, tandis que celles en provenance des 33 pays africains les moins avancés bénéficiant de la politique de tarif douanier zéro ont bondi de 9%. « Au cours du premier trimestre 2026, les importations chinoises en provenance de l’Afrique ont augmenté de 14,6% par rapport à la même période de l’année précédente », a déclaré le porte-parole de l’AGD, Lyu Daliang, lors d’une conférence de presse du 14 avril. « Il ne s’agit plus seulement d’importer, mais de promouvoir ensemble l’industrialisation », a indiqué Mabouba Diagne, ministre sénégalais de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage. « La Chine est un partenaire stratégique, capable de stimuler la transformation structurelle de notre agriculture », a-t-il souligné. C’est une occasion que les pays africains devraient saisir pour élargir leur accès aux marchés étrangers, a noté Leslie Dwight Mensah, économiste ghanéen à l’Institut d’études fiscales, qui voit en cette initiative chinoise une alternative face aux pertes potentielles dans la guerre tarifaire engagée par les Etats-Unis. Fin

Shenzhen, plaque tournante des produits africains en Chine

Un espace café industriel baptisé « Xundou Coffee Workshop » (Atelier de café Xundou) a ouvert ses portes le 30 avril 2025 à Shenzhen, ville du sud de la Chine. Grâce à l’amélioration de l’efficacité des voies commerciales entre la Chine et l’Afrique, le café en grains en provenance d’Ethiopie peut désormais arriver directement chez les consommateurs chinois en 48 heures. La fondatrice de l’atelier de café, Chen Xiequn, est également directrice d’une entreprise locale spécialisée dans la production de panneaux solaires qui s’est implantée sur le marché africain depuis plus de vingt ans. Tout en soutenant le développement des infrastructures rurales africaines avec des produits photovoltaïques, l’entreprise introduit aussi des produits agricoles locaux de qualité sur le marché chinois. En 2024, son entreprise a signé un accord de coopération avec l’Union des coopératives de caféiculteurs d’Oromia (Oromia Coffee Farmers Cooperative Union – OCFCU) pour être son seul distributeur en Chine. « Notre atelier s’efforce de créer une plate-forme d’échange autour de la culture du café, tout en partageant des informations avec les entreprises intéressées par la coopération avec l’Afrique », explique Chen Xiequn. L’Atelier de café Xundou est un exemple de la pénétration des produits africains sur le marché et dans la vie des consommateurs chinois. Ces dernières années, Shenzhen a redoublé d’efforts pour bâtir des vitrines afin de présenter des produits africains à travers une série de salons et de plates-formes permanentes, dont l’Exposition internationale de la logistique et de la chaîne d’approvisionnement de Chine (Shenzhen) et la Foire internationale du commerce électronique transfrontalier de Shenzhen. Située en première ligne de l’ouverture de la Chine, Shenzhen met activement en œuvre la politique nationale d’élargissement unilatéral de l’ouverture aux pays africains. Le plan d’action triennal de la ville pour la promotion du développement du commerce extérieur prévoit la diversification des marchés d’importation et l’expansion des importations de produits africains. De plus, Shenzhen accélère aussi la construction d’un centre de transbordement maritime et d’un centre de distribution de produits hors taxes, offrant ainsi des dédouanements et des services logistiques plus fluides aux marchandises africaines. Les effets de ces politiques se font sentir. Au cours des quatre premiers mois de l’année, près de 60.000 litres de vin en provenance d’Afrique du Sud ont été importés via le port de Yantian, à Shenzhen, soit neuf fois plus que durant la même période l’année dernière. Grâce aux mesures de facilitation continues des douanes de Shenzhen, l’importation de café en grains de l’entreprise de Chen Xiequn fonctionne avec efficacité. « Cela renforce notre confiance pour explorer d’excellentes régions de production en Afrique et nous permet d’offrir davantage de café en grains de qualité aux consommateurs chinois », se réjouit Chen Xiequn. A partir du 1er mai, la Chine accordera un traitement tarifaire nul à tous les pays africains avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques, offrant ainsi une opportunité majeure de développement à l’Afrique. Les produits africains pourront donc entrer sur le vaste marché chinois sans droits de douane, ce qui stimulera considérablement le développement industriel et le processus d’industrialisation de l’Afrique, explique Charles Okechukwu Onunaiju, directeur du Centre d’études chinoises du Nigeria. Selon lui, l’Afrique doit pleinement saisir cette opportunité de coopération et exploiter les atouts uniques de l’immense marché chinois pour augmenter le niveau de sa propre ouverture.

Le port de Qingdao lance un nouveau service de conteneurs vers l’Afrique de l’Ouest sur fond de croissance du commerce sino-africain

Le 26 avril, le navire CMA CGM Savannah a embarqué des produits fabriqués en Chine, notamment des pièces automobiles, des panneaux solaires et de la volaille surgelée, avant de mettre le cap vers des ports majeurs d’Afrique de l’Ouest, tels que Tema et Lagos. Ce nouveau service de conteneurs vers l’Afrique de l’Ouest lancé au port de Qingdao, dans la province chinoise du Shandong (est), est la deuxième ligne africaine de conteneurs ouverte par le port cette année. « Le marché d’Afrique de l’Ouest est notre priorité absolue et représente aujourd’hui 45% du volume total de notre activité sur le continent africain », déclare Chen Zhongyi, directeur général de Qingdao Jieyunhang International Logistics Co., Ltd. « L’ouverture de cette nouvelle ligne vient enrichir notre réseau de transport maritime. Ainsi, nous pouvons proposer à nos clients un plus large choix de dates de départ, d’itinéraires et de solutions de transbordement, afin de répondre aux besoins variés des expéditeurs en termes de délais, de prix et de ports de destination », ajoute M. Chen. L’expansion des routes maritimes témoigne de la forte croissance du commerce sino-africain. Selon les douanes de Qingdao, les exportations vers l’Afrique depuis le port de Qingdao ont augmenté de 28,9% sur un an en 2025. Au premier trimestre 2026, elles ont dépassé 43,56 milliards de yuans (6,37 milliards de dollars américains), en hausse de 26,3%. Les exportations de produits mécaniques et électriques ont crû de 37,4%, et celles de produits de haute technologie de 25,7%, illustrant l’efficacité croissante de cette voie maritime stratégique. A ce jour, le port de Qingdao dispose de onze lignes conteneurisées vers le continent couvrant l’Afrique de l’Est, de l’Ouest et du Nord. Elles sont reliées à 32 lignes ferroviaires internationales et forment un réseau combiné rail-mer reliant 23 pays partenaires de l’initiative « Ceinture et Route ». Parallèlement, la demande locale en appareils électroniques et équipements intelligents ne cesse de croître, portée par le développement économique et la montée en gamme de la consommation en Afrique. Dans ce cadre, 2.860 téléviseurs intelligents de Hisense viennent d’être expédiés du port de Qingdao vers le Nigeria. Qingdao Hisense China-Africa Holdings Co., Ltd. est la plateforme internationale du groupe Hisense destinée aux marchés africains et du Moyen-Orient. Grâce à ses capacités de fabrication couvrant l’ensemble des appareils électroménagers et à ses normes de qualité rigoureuses, ses produits « Made in China », dont des téléviseurs, réfrigérateurs, climatiseurs et lave-linge, sont exportés vers plus de 30 pays d’Afrique et du Moyen-Orient. Au premier trimestre, les exportations depuis le port de Qingdao vers l’Afrique d’appareils électroménagers, tels que les téléviseurs et les climatiseurs, ont atteint 640 millions de yuans (93.3 millions de dollars), soit une hausse de 44,6% par rapport à la même période l’année dernière, selon les données des douanes. Aujourd’hui, le port de Qingdao est non seulement un carrefour essentiel pour l’exportation des produits chinois vers l’Afrique, mais aussi une porte d’entrée privilégiée en Chine pour les produits africains, comme le café, le cacao et le cuivre.

La Chine offre de nouvelles opportunités de développement à l’Afrique grâce à sa politique de droits de douane nuls

La Chine, grâce à sa politique de droits de douane nuls récemment annoncée pour les pays africains et à son immense marché, offrira à l’Afrique de nouvelles opportunités de développement et aidera les pays africains à surmonter les turbulences économiques mondiales actuelles, selon les autorités chinoises. Le ministère du Commerce a déclaré mercredi dans un communiqué que cette dernière mesure prise par la Chine créerait de telles opportunités sur plusieurs fronts, précisant que la suppression des droits de douane réduirait le coût d’entrée des produits africains sur le marché chinois, leur conférant ainsi un avantage concurrentiel. Les produits africains tels que le cacao de la Côte d’Ivoire et du Ghana, le café et les avocats du Kenya, ainsi que les agrumes et le vin d’Afrique du Sud, sont actuellement soumis à des droits de douane allant de 8% à 30%, d’après le ministère. Néanmoins, à compter du 1er mai, dès lors que ces produits respecteront les règles d’origine applicables ainsi que les exigences en matière d’inspection et de quarantaine, ils bénéficieront des droits de douane nuls. « La politique de droits de douane nuls crée les conditions propices à l’expansion des exportations africaines vers la Chine, tout en enrichissant efficacement l’offre sur le marché chinois et en offrant aux consommateurs un choix plus diversifié. » Le communiqué indique que les droits de douane nuls contribueront à inciter la Chine et d’autres partenaires commerciaux à accroître leurs investissements en Afrique, apportant ainsi des capitaux, des technologies, des équipements et une expertise en gestion pour transformer localement les produits de spécialité africains avant de les exporter vers la Chine. Il précise que cela favorisera la création et la modernisation des chaînes industrielles africaines, soutenant ainsi l’industrialisation et la modernisation agricole de l’Afrique. Cela aidera également à promouvoir une croissance équilibrée et durable du commerce sino-africain. Selon le ministère, ces droits de douane nuls devraient également contribuer à la diversification des produits d’exportation africains, à l’augmentation de leur valeur ajoutée et à l’optimisation des structures d’exportation, ce qui profitera aux agriculteurs et aux micro, petites et moyennes entreprises, ainsi qu’à la création d’emplois et aux moyens de subsistance des populations. Le ministère s’attend également à ce que la politique de droits de douane nuls fasse progresser davantage la coopération sino-africaine dans des domaines tels que le commerce des services, le commerce numérique, les industries vertes et le développement durable, ce qui contribuera à renforcer la capacité de l’Afrique à se développer de manière autonome et à accélérer son processus de modernisation. Du 1er mai 2026 au 30 avril 2028, la Chine accordera un tarif douanier nul, sous la forme d’un taux préférentiel, à 20 pays africains ayant établi des relations diplomatiques avec elle et qui ne sont pas classés parmi les pays les moins développés, a annoncé mardi le Comité du tarif douanier du Conseil des Affaires d’Etat. Cette décision fait suite à l’octroi par le pays, depuis le 1er décembre 2024, d’un traitement tarifaire nul sur 100% des lignes tarifaires à 33 pays africains les moins développés avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques. Selon le ministère, cette disposition constitue une démarche innovante et progressive, alors que la Chine et les pays africains concernés œuvrent à la signature de l’accord du Partenariat économique Chine-Afrique pour le développement partagé. Selon le ministère, cet accord contribuera à mettre en place des garanties institutionnelles à long terme, stables et prévisibles pour le commerce et les investissements entre la Chine et l’Afrique. Il répond non seulement de manière systématique aux préoccupations tarifaires des pays africains, mais aussi à leurs attentes dans des domaines tels que la réduction des barrières non tarifaires, l’amélioration de la facilitation des échanges et l’attraction des investissements. « Cet accord constitue également une avancée majeure pour renforcer la coopération mutuellement bénéfique entre la Chine et l’Afrique, qui contribuera à bâtir une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique de tout temps dans la nouvelle ère », a-t-il noté

Les douanes de Guangzhou optimisent leurs services pour faciliter l’importation de produits agricoles africains de qualité

Un lot d’environ 622 kg de crabes verts vivants provenant de Tanzanie est arrivé récemment à l’Aéroport international Baiyun de Guangzhou à bord du vol TC402. Grâce au mécanisme de dédouanement rapide, l’ensemble des procédures, incluant l’inspection sur place et les prélèvements pour analyse, s’est déroulé sans encombre. Peu après, un camion frigorifique à température contrôlée a pris la route pour acheminer ces produits frais africains vers le marché aux poissons de Huangsha, dans l’arrondissement de Liwan, à Guangzhou, capitale de la province du Guangdong (sud). Mis en vente le jour même, ces crabes verts vivants sont arrivés tout frais sur les tables des consommateurs chinois. Outre les produits issus de l’aquaculture, des fleurs coupées fraîches et des noix typiques d’Afrique arrivent également par avion à Guangzhou, avant d’être rapidement acheminées vers les grands supermarchés et marchés de tout le pays, enrichissant ainsi l’offre sur le marché de consommation national de la Chine. Grâce à ce corridor aérien pratique et efficace, un nombre croissant de produits agricoles de qualité provenant d’Afrique voient leur circulation transfrontalière s’accélérer. « Nous espérons que ces mesures efficaces en matière de dédouanement se traduiront concrètement par une plus grande facilité d’accès au marché chinois pour les produits agricoles africains », déclare Yang Fan, chef adjoint de la section chargée de l’inspection des marchandises spéciales du service des douanes de l’aéroport. Le poste frontière de l’Aéroport international Baiyun de Guangzhou est l’une des principales portes d’entrée aériennes permettant à la Chine d’élargir son ouverture vers l’Afrique. Il dessert actuellement cinq liaisons aériennes régulières vers l’Afrique, couvrant des pays et régions d’Afrique comme l’Ethiopie, l’Egypte, le Kenya, la Tanzanie et Djibouti. De la pêche hauturière en Afrique au transport aérien rapide sous chaîne du froid, en passant par le dédouanement rapide au port de Guangzhou et la vente au détail, une chaîne complète d’importation de produits frais africains, garantissant une fraîcheur constante et un fonctionnement efficace est désormais en place, permettant ainsi aux produits emblématiques de ce continent lointain d’entrer rapidement dans le quotidien des Chinois. Selon les statistiques douanières, au premier trimestre de cette année, les douanes de l’Aéroport international Baiyun de Guangzhou ont inspecté des importations de produits agricoles en provenance d’Afrique d’une valeur totale de quelque 150 millions de yuans (environ 22 millions de dollars), soit une hausse d’environ 27% par rapport à la même période l’année dernière. La Chine accorde à partir du 1er mai le traitement tarifaire nul à l’ensemble des 53 pays africains ayant des relations diplomatiques avec elle, ce qui permet de lever davantage les barrières commerciales, de réduire les coûts de transport et de favoriser l’expansion et l’amélioration des échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique. Fin

La politique chinoise de droits de douane nuls contribue à ouvrir une nouvelle ère pour la coopération sino-africaine

 La politique chinoise sur l’exemption totale de droits de douane accordée à 53 pays africains entrée en vigueur le 1er mai, l’effervescence gagne aussi bien les entreprises chinoises que les producteurs africains. Li Huanguo, président de la société Jingzhou Guoling Technology, située dans la province chinoise du Hunan (centre), peaufine ses plans pour importer en grandes quantités du pachyme (un champignon médicinal) en provenance de la République du Congo. Dans le département congolais de la Bouenza, des agriculteurs préparent avec soin leurs plantations, dans l’espoir de voir leurs produits emprunter la « voie express » de l’exonération douanière vers les foyers chinois. Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’une politique douanière préférentielle : du 1er mai 2026 au 30 avril 2028, la Chine appliquera un taux zéro à 20 pays africains ayant établi des relations diplomatiques avec elle, mais qui ne sont pas classés parmi les pays les moins avancés (PMA). Pour les 33 PMA africains entretenant des relations diplomatiques avec la Chine, l’exonération totale sur 100% des lignes tarifaires est en vigueur depuis le 1er décembre 2024. Selon Tang Zhiyuan, responsable de l’Ecole professionnelle de commerce international du Hunan, cette initiative ne se limite pas à une simple baisse des barrières tarifaires. Elle constitue une montée en gamme globale couvrant la circulation des marchandises, la coopération industrielle et le rapprochement entre les peuples. En réduisant les coûts, en fluidifiant les chaînes logistiques et en stabilisant les attentes, elle transforme la coopértion sino-africaine de simples rapports commerciaux en une communauté d’intérêts et de développement. Les effets concrets se font déjà ressentir. Du 1er décembre 2024 au 31 mars 2026, les douanes de Changsha, capitale du Hunan, ont enregistré près de 27 millions de yuans d’exonérations douanières pour les importations en provenance des 33 PMA africains. Cette mesure a stimulé les importations originaires d’Afrique, avec une croissance de 27,2% en 2025 et de 21,9% au premier trimestre 2026. Yang Yi, responsable d’un hall d’exposition permanent dédié au commerce sino-africain à Changsha et directrice générale d’une société d’investissement industriel, constate que les produits alimentaires et agricoles africains deviennent plus accessibles et abordables. Beurre de karité, rooibos, café éthiopien, noix et produits artisanaux africains rencontrent un succès croissant auprès des consommateurs chinois. Dès le 1er mai, de nombreuses entreprises, dont la sienne, prévoient d’élargir leurs gammes de produits africains. La politique de droits de douane nuls agit à la fois comme levier de consommation et accélérateur de modernisation industrielle. Fin février 2026, une rencontre économique et commerciale Chine-République du Congo à Brazzaville a permis à une dizaine d’entreprises des deux pays de signer des accords d’exportation vers la Chine à droits nuls, portant notamment sur le pachyme, les arachides et les sels de potassium. Li Huanguo fait partie des signataires, son entreprise prévoyant d’importer 3.000 tonnes de pachymes en provenance de la République du Congo dans les trois prochaines années, tout en développant des bases de plantation et des normes locales, avec l’ambition de créer une marque de santé rayonnant sur toute l’Afrique. Le Hunan s’appuie sur deux plateformes majeures, à savoir l’Exposition économique et commerciale Chine-Afrique et la zone pionnière pour une coopération économique et commerciale approfondie entre la Chine et l’Afrique, afin de développer un modèle reproductible. En 2025, les importations et exportations du Hunan avec l’Afrique ont atteint 58 milliards de yuans, soit une hausse de 5,8% en base annuelle, se classant au premier rang du centre et de l’ouest de la Chine. Tang Xiaoyang, directeur du département des relations internationales de l’Université Tsinghua, souligne que cet élargissement de la politique de droits de douane nuls à 53 pays africains, dont 20 Etats disposant de bases industrielles et manufacturières solides, permettra de lever des goulets d’étranglement non tarifaires (production, logistique, quarantaine). Les produits agricoles transformés africains pourront ainsi entrer plus facilement sur le marché chinois, favorisant l’industrialisation de l’Afrique et augmentant les revenus des agriculteurs, tout en diversifiant l’offre en Chine. A plus long terme, cette dynamique encouragera les complémentarités industrielles et la relocalisation progressive de certaines industries légères, pour un bénéfice mutuel. Selon les données publiées par l’Administration générale des douanes de la Chine, les échanges sino-africains ont atteint 348 milliards de dollars en 2025, en hausse de 17,7% par rapport à l’année précédente, établissant un nouveau record historique. La Chine demeure ainsi, pour la 17e année consécutive, le premier partenaire commercial de l’Afrique. Fin

La Chine est le partenaire le plus volontaire et le plus fiable de l’Afrique pour partager les opportunités (COMMENTAIRE)

Xinhua L’extension de la politique de droits de douane nuls de la Chine aux pays africains témoigne concrètement de la volonté de la Chine d’établir des relations économiques et commerciales plus équilibrées avec l’Afrique, et confirme qu’elle est le partenaire le plus volontaire et le plus fiable de l’Afrique pour partager les opportunités. A compter du 1er mai, la Chine appliquera sa politique de droits de douane nuls à l’ensemble des 53 pays africains avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques. Auparavant, le pays accordait un traitement tarifaire zéro sur 100% des lignes tarifaires, à compter du 1er décembre 2024, à 33 pays les moins avancés d’Afrique. La nouvelle politique de droits de douane nuls pour l’Afrique souligne l’engagement de la Chine à étendre son ouverture de haut niveau et à construire un système commercial mondial équitable et inclusif. Alors que le monde est en proie à une montée du protectionnisme et à une logique du tout ou rien, la Chine ouvre davantage ses portes pour partager ses opportunités de croissance avec l’Afrique, sans aucune condition politique, en respectant les choix des pays africains quant à leur propre voie de développement. Cette mesure élargie fait de la Chine la première grande économie à accorder un traitement tarifaire unilatéral à droit nul à tous les pays africains avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques. Elle montre qu’un véritable partenariat est indispensable pour créer des opportunités de développement commun, tandis que l’obsession du « chacun pour soi » et la poursuite d’intérêts particuliers ne profitent à personne. Ce qui se dessine ici est une situation gagnant-gagnant, car cette politique crée les conditions propices à l’expansion des exportations africaines vers la Chine, tout en enrichissant l’offre sur le marché chinois et en offrant aux consommateurs un choix plus diversifié. Des produits africains plus distinctifs et de haute qualité, tels que le café, les fruits à coque et les produits agricoles, seront mis à la disposition des consommateurs chinois, car le pays s’ouvre davantage au monde en rendant son immense marché plus accessible. La politique de droits de douane nuls de la Chine ouvre la voie à l’industrialisation de l’Afrique. Le continent est confronté depuis longtemps à un défi persistant : des ressources abondantes et une main-d’œuvre nombreuse, mais peu d’industries. Pendant longtemps, de nombreux pays africains ont été cantonnés à l’exportation de matières premières, coincés au bas des chaînes de valeur mondiales. En attirant davantage d’investissements industriels en Afrique, la politique de droits de douane nuls contribuera à renforcer l’intégration de l’Afrique dans les chaînes de valeur mondiales. Les économies locales ont désormais davantage d’opportunités de passer d’une dépendance vis-à-vis des matières premières pour leurs recettes d’exportation à une valeur ajoutée plus élevée issue de la transformation, du conditionnement, de la stratégie de marque ainsi que de la fabrication. La coopération industrielle sino-africaine, qui favorise le développement économique local, a déjà donné des résultats fructueux. L’approche du tarif zéro encouragera davantage les investissements chinois dans les infrastructures, le transfert de technologies et les parcs industriels en Afrique, tout en favorisant une collaboration industrielle plus approfondie et mutuellement bénéfique, répondant ainsi aux besoins de la région en matière de restructuration économique, de modernisation industrielle et de transformation de la chaîne d’approvisionnement. L’amitié traditionnelle entre la Chine et l’Afrique s’est forgée à travers des luttes communes contre le colonialisme et se renforce aujourd’hui grâce à la poursuite d’un développement commun. Au fil des ans, des plateformes telles que le Forum sur la coopération sino-africaine et le Salon économique et commercial sino-africain ont joué un rôle majeur dans l’approfondissement de la coopération entre la Chine et les pays africains. Alors que la Chine et les pays africains construisent ensemble une communauté sino-africaine à toute épreuve, avec un avenir partagé pour la nouvelle ère, la suppression des droits de douane servira de nouveau catalyseur pour stimuler davantage la croissance économique de l’Afrique, insufflant ainsi un nouvel élan au développement de ce vaste continent et renforçant la solidarité au sein du Sud global.

La Chine dédouane le premier lot de marchandises importées dans le cadre de la politique élargie de droits de douane nuls pour les produits africains

A minuit pile, 24 tonnes de pommes sud-africaines sont devenues le premier lot de produits importés à entrer en Chine dans le cadre d’une initiative historique, la Chine ayant étendu le régime de droits de douane nuls à l’ensemble des 53 pays africains avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques. Cette mesure est entrée en vigueur le 1er mai. La cargaison, dédouanée rapidement par les douaniers de Shenzhen aux premières heures de vendredi, est destinée à des supermarchés et des marchés de gros de tout le pays. Pour ces pommes sud-africaines, le taux de droits de douane est passé de 10% à zéro, renforçant ainsi leur compétitivité en termes de prix sur le marché chinois. « C’est un véritable avantage », a déclaré Luo Shengcong, directeur général de la société Shenzhen Kin Shing Yip International Agent Co., Ltd., ajoutant que le lot de marchandises actuel permettra de réaliser une économie de droits de douane d’environ 20.000 yuans (environ 2.929 dollars américains). A compter du 1er décembre 2024, la Chine a mis en place un régime de droits de douane nuls pour les pays les moins avancés ayant établi des relations diplomatiques avec elle, dont 33 pays africains les moins avancés. Cette nouvelle mesure de droits de douane nuls constitue une nouvelle étape majeure qui donnera un élan considérable à la coopération sino-africaine en matière de commerce et d’investissement, ainsi qu’au développement de l’Afrique. La Chine reste le premier partenaire commercial de l’Afrique depuis 17 années consécutives, les échanges bilatéraux ayant atteint le chiffre record de 348 milliards de dollars en 2025. Cette année marque le 70e anniversaire des relations diplomatiques entre la Chine et l’Afrique. Guo Xueyan, responsable au sein de l’Administration générale des douanes, a souligné que, dans un contexte marqué par une vague de protectionnisme commercial à l’échelle mondiale, le renforcement par la Chine de ses politiques de droits de douane nuls en faveur des pays africains incarne l’essence même du multilatéralisme. Fin

La Chine met en place une politique historique de droits de douane nuls pour tous les pays africains avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques

Xinhua Vendredi, la Chine a étendu son régime de droits de douane nuls à l’ensemble des 53 pays africains avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques, offrant ainsi à l’Afrique de nouvelles opportunités pour stimuler ses exportations et son industrialisation dans un contexte mondial marqué par le protectionnisme. Aux premières heures de vendredi, 24 tonnes de pommes en provenance d’Afrique du Sud ont été dédouanées à Shenzhen, dans le sud de la Chine, devenant ainsi le premier lot de marchandises africaines à bénéficier de cette politique élargie de droits de douane nuls. La Chine avait déjà supprimé les droits de douane sur 100% des lignes tarifaires pour 33 pays les moins avancés (PMA) d’Afrique depuis le 1er décembre 2024. La nouvelle politique de droits de douane nuls profitera aux pays relativement plus prospères tels que le Kenya, l’Egypte et le Nigeria. En vertu de ce nouvel accord, les droits de douane nuls sont appliqués aux 20 pays africains non classés parmi les PMA, sous la forme d’un tarif douanier préférentiel pendant deux ans, période durant laquelle la Chine continuera à promouvoir la signature de l’accord de partenariat économique sino-africain pour un développement partagé avec les pays africains concernés. Selon certains responsables, cet accord consacrera l’exonération totale des droits de douane en tant que dispositif institutionnel à long terme. Le ministère chinois du Commerce a déclaré dans un communiqué que la politique de droits de douane nuls conférera un avantage concurrentiel aux produits africains tels que le cacao de Côte d’Ivoire et du Ghana, le café et les avocats du Kenya, ainsi que les agrumes et le vin d’Afrique du Sud, qui étaient auparavant soumis à des droits de douane allant de 8% à 30%. Le ministère a souligné que les droits de douane nuls contribueront à encourager la Chine et d’autres partenaires commerciaux à accroître leurs investissements en Afrique, apportant ainsi des capitaux, des technologies, des équipements et une expertise en gestion pour transformer localement les produits de spécialité africains. Cela rendra également le commerce sino-africain plus équilibré et sa croissance plus durable. Cette dernière initiative de la Chine a été largement saluée comme une avancée significative vers une plus grande ouverture de la deuxième économie mondiale, à un moment où une grande partie du système commercial mondial s’oriente vers le protectionnisme et un accès aux marchés plus restreint. Le traitement tarifaire zéro est une mesure « très opportune » pour l’Afrique, qui subit de plein fouet de nombreuses crises mondiales et fait face à l’isolationnisme et au protectionnisme dans le monde, a déclaré la semaine dernière aux médias Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union africaine, à l’issue de la réunion inaugurale du Sommet des entrepreneurs sino-africains à Addis-Abeba, en Ethiopie. « Je tiens à exprimer, au nom de la Commission de l’Union africaine, notre sincère gratitude pour ce geste très fraternel que tous les Africains apprécient », a déclaré M. Youssouf. La Chine est le premier partenaire commercial de l’Afrique. Selon l’Administration générale des douanes de Chine, les échanges commerciaux sino-africains ont atteint un niveau record de 348 milliards de dollars américains en 2025. Sur ce total, les importations chinoises en provenance d’Afrique se sont élevées à 123 milliards de dollars, soit une augmentation de 5,4% par rapport à l’année précédente. Tang Xiaoyang, doyen du département des relations internationales de l’Université Tsinghua, a déclaré que l’initiative chinoise de tarif zéro, contrairement aux politiques préférentielles prescrites par certains pays occidentaux, n’exige pas d’ouverture réciproque comme condition préalable et n’impose aucune condition aux affaires intérieures de l’Afrique. « Cela témoigne du respect de la Chine envers les pays africains et de son sens des responsabilités dans la promotion d’un développement commun avec eux », a déclaré M. Tang. Le professeur estime que les retombées positives de cette mesure tarifaire ne se limiteront pas à une simple relance des échanges commerciaux. Il a souligné que davantage de multinationales seraient incitées à implanter des sites d’assemblage ou de transformation en Afrique afin de tirer parti des coûts réduits liés à l’exportation vers la Chine, ce qui stimulerait ainsi le secteur manufacturier africain. « Cette politique de droits de douane nuls s’inscrit parfaitement dans le modèle de développement commun que la Chine et l’Afrique poursuivent depuis des années à travers la coopération en matière d’infrastructures et d’industrie », a déclaré M. Tang. Zhao Yongsheng, chercheur à l’Université de commerce international et d’économie, a déclaré que le rôle de l’Afrique dans la chaîne industrielle mondiale a longtemps été limité à celui de fournisseur de matières premières, et que sa structure commerciale, consistant à exporter des produits primaires tout en important des produits manufacturés, a rendu son industrialisation difficile. La politique de droits de douane nuls de la Chine, combinée à des investissements et à des transferts de technologie, pourrait aider le continent à sortir de cette situation difficile. Cette dernière exonération tarifaire s’inscrit également parfaitement dans le cadre des vastes efforts d’ouverture de la Chine. Selon les grandes lignes du 15e Plan quinquennal (2026-2030), la Chine va activement étendre son ouverture et favoriser un environnement institutionnel transparent, stable et prévisible. Elle s’est également engagée à améliorer la qualité et le niveau de la coopération commerciale et en matière d’investissement d’ici 2030. M. Zhao estime que la suppression des droits de douane facilitera l’entrée des produits africains en Chine, répondant ainsi à la demande croissante des consommateurs chinois en produits de haute qualité. Grâce à la simplification des procédures douanières et à d’autres mesures préférentielles, les produits africains, tels que les grains de café éthiopiens et le vin sud-africain, ont réussi à s’imposer solidement sur le marché chinois. Les importateurs espèrent désormais que cette nouvelle mesure favorisera l’arrivée d’un plus grand nombre de produits africains et rendra leurs prix plus compétitifs. Hunan Rift Valley Purple, une entreprise chinoise qui a investi dans une usine de transformation du thé au Kenya, a déclaré qu’elle prévoyait d’importer davantage de thé violet transformé en provenance de ce pays d’Afrique de l’Est, la nouvelle politique réduisant considérablement les charges fiscales. « Cela permettra non seulement

Zéro droit de douane : la Chine et l’Afrique vers une proximité sans précédent

(Xinhua)  Sur un marché de Changsha, dans la province chinoise du Hunan, un consommateur choisit un ananas « pain de sucre » venu du Bénin, sans toujours imaginer le long périple qu’il a accompli. A des milliers de kilomètres de là, sur les hauteurs du Rwanda, des piments sèchent au soleil avant de prendre la route vers la Chine. Sur un marché de Changsha, dans la province chinoise du Hunan, un consommateur choisit un ananas « pain de sucre » venu du Bénin, sans toujours imaginer le long périple qu’il a accompli. A des milliers de kilomètres de là, sur les hauteurs du Rwanda, des piments sèchent au soleil avant de prendre la route vers la Chine. Ces scènes d’échanges transcontinentaux pourraient bientôt se multiplier. Du 1er mai 2026 au 30 avril 2028, la Chine accordera un tarif douanier nul, sous la forme d’un taux préférentiel, à 20 pays africains ayant établi des relations diplomatiques avec elle et qui ne sont pas classés parmi les pays les moins développés. Cette décision fait suite à l’octroi par la Chine, depuis le 1er décembre 2024, d’un traitement tarifaire nul sur 100% des lignes tarifaires à 33 pays africains les moins développés avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques. Une approche qui illustre la philosophie chinoise sur le dévelopement et l’esprit des relations sino-africaines, comme l’a résumée le président Xi Jinping : « Sur la voie de la modernisation, personne, ni aucun pays, ne doit être laissé pour compte ». Dans un contexte international marqué par la montée des barrières commerciales et des tentations protectionnistes, ces mesures annoncées par Beijing devraient donner un coup d’accélérateur aux échanges sino-africains et, au-delà, renforcer la confiance au sein du Sud global. M. Xi a estimé que ces nouvelles mesures prises par la Chine au titre de l’élargissement de son ouverture de haut niveau offriraient certainement de nouvelles possibilités pour le développement de l’Afrique, ainsi que pour la poursuite conjointe du rêve de modernisation. Pour de nombreux pays africains, cela signifie un accès direct à l’un des plus vastes marchés au monde. Les chiffres illustrent cette dynamique. En 2025, le commerce sino-africain a atteint 348 milliards de dollars, en hausse de 17,7% par rapport à 2024, un niveau record. Les importations chinoises en provenance d’Afrique se sont élevées à 123 milliards de dollars, soit une hausse de 5,4% par rapport à l’année précédente. La tendance se confirme en 2026. Au premier trimestre, le volume des échanges a encore progressé de 23,7% par rapport à la même période de 2025, avec une hausse de 14,6% des importations chinoises. UNE ECONOMIE DU QUOTIDIEN : QUAND LE COMMERCE CHANGE DES VIES A Allada, au Bénin, Lanmandoclévon, un cultivateur d’ananas « pain de sucre », se souvient d’une époque où de bonnes récoltes pouvaient devenir une source d’inquiétude. « Autrefois, sur le marché local, nous avions du mal à écouler toute notre production. Une partie des invendus était perdue, entraînant un manque à gagner considérable », confie-t-il à Xinhua. Depuis que l’ananas béninois a obtenu l’accès au marché chinois, la situation s’est nettement améliorée : il écoule désormais l’ensemble de sa production et a étendu ses plantations de moins d’un hectare à près de trois hectares, employant environ 80 ouvriers par hectare. A ses yeux, « le vaste marché chinois » est une réalité tangible. Son expérience n’est pas isolée. Au Rwanda, le piment séché est autorisé à l’exportation vers la Chine depuis 2021. L’entreprise Fischer Global a ainsi vu ses surfaces cultivées s’étendre progressivement, passant de 15 à 300 hectares. « C’est la stabilité du marché qui nous a permis d’agrandir nos plantations », explique son directeur général, Herman Uwizeyimana. Même dynamique au Kenya, où les exportations d’avocats vers la Chine ont connu une croissance rapide. D’après Hasit Shah, directeur général de Sunripe, une entreprise locale spécialisée dans la culture, la transformation et l’exportation d’avocats, lorsque les avocats kenyans ont fait leur entrée sur le marché chinois en 2022, les importations hebdomadaires ne représentaient que 10 à 20 conteneurs. Selon les médias locaux, elles atteignent aujourd’hui 100 à 150 conteneurs, soit une croissance de 500% en trois ans. Du café ougandais aux myrtilles zimbabwéennes, en passant par les noix de cajou mozambicaines ou la viande malgache, une gamme croissante de produits africains trouve désormais sa place sur le marché chinois. DE LA PRODUCTION LOCALE AUX CHAINES DE VALEUR MONDIALES Le tarif douanier nul ne signifie pas seulement « vendre plus », mais aussi « vendre mieux ». Une illustration de cette montée en gamme, le poria, champignon utilisé depuis des siècles en médecine traditionnelle chinoise, suscite aujourd’hui un intérêt croissant. Dans le cadre d’une coopération entre Jingzhou, surnommée « capitale du poria » dans la province chinoise du Hunan, et la République du Congo, la filière se structure désormais à l’échelle intercontinentale : la Chine fournit les souches fongiques et l’appui technologique, tandis que la culture et les premières étapes de transformation sont réalisées en Afrique, avant une commercialisation en Chine et sur d’autres marchés internationaux. Ce modèle illustre l’émergence d’une nouvelle géographie des chaînes de valeur, dans laquelle l’Afrique occupe une place plus active, au-delà du simple rôle d’exportateur de matières premières. Implanté depuis 2019 dans le district de Loudima, au sud du Congo, le groupe Feilin a développé cette filière avec une production annuelle atteignant aujourd’hui 500 tonnes. En février dernier, le groupe a signé un accord avec la société chinoise Jingzhou Guoling Technology, visant l’achat de 3.000 tonnes de produits sur trois ans. Pour Judani Ngongui, directeur d’équipe de Loudima de la société nationale de valorisation des plantations forestières, la politique de tarif zéro annoncée par la Chine à l’égard de l’Afrique signifie la possibilité d’augmenter les volumes d’exportation de produits agricoles à forte valeur ajoutée vers le marché chinois. « Dans le cas du poria, la demande sur le marché international, en particulier en Chine, peut stimuler l’expansion des superficies cultivées, encourager les investissements dans la transformation locale et améliorer les infrastructures agricoles », précise-t-il. UNE OPPORTUNITE POUR LE DEVELOPPEMENT DU SUD GLOBAL Alors que certains pays tendent à brandir l’arme des droits de douane, la Chine