Dans un entretien accordé à L’Observateur, Mouhamed Bilal Diatta, maire de Keur Massar Sud et cadre du Pastef, est revenu sur les incidents survenus fin septembre lors du déguerpissement des marchands ambulants. Souvent décrit comme impulsif, l’élu a tenu à présenter ses excuses tout en expliquant l’origine de son emportement.
« Mon seul défaut, je l’assume, c’est l’amour démesuré que j’ai pour Ousmane Sonko », confie le maire.
Une réaction liée à la défense d’Ousmane Sonko
Bilal Diatta explique avoir « craqué » lorsque, en marge du déguerpissement, des jeunes — certains interviewés par des journalistes — se sont mis à insulter l’État, les autorités et lui-même.
« Quand j’entends insulter Ousmane Sonko, je ne me contrôle plus », assure-t-il, reconnaissant toutefois que sa réaction envers la presse n’était pas préméditée, mais visait selon lui à éviter la diffusion de propos dangereux dans l’espace public.
Depuis l’incident, le maire affirme avoir rencontré la journaliste concernée pour lui présenter ses excuses, ajoutant :
« Je reste un homme, pas un saint. »
Une attention particulière aux marchands déguerpis
Au-delà de l’incident médiatique, Bilal Diatta a également évoqué la situation des marchands expulsés. Conscient de leur désarroi, il affirme avoir lancé un plan de réorganisation des espaces publics, destiné à leur offrir des zones de vente dignes, propres et sécurisées.
L’objectif, explique-t-il, est de faire de Keur Massar Sud une commune « verte et vivable », tout en conciliant ordre public et protection des commerçants.
Entre réflexion personnelle et plan d’action municipale, Bilal Diatta cherche ainsi à apaiser les tensions tout en assumant pleinement son rôle de soutien politique à Ousmane Sonko, qu’il décrit comme le moteur de son engagement et de sa fidélité politique.

