Le directeur général de la Senelec, Pape Toby Gaye, a mis fin aux rumeurs de déficit lors d’une conférence de presse, clarifiant la situation financière de la société nationale d’électricité. Selon lui, la société est excédentaire pour l’exercice 2024, avec un bénéfice net de 39 milliards de francs CFA.
« La situation financière de la Senelec n’est pas déficitaire. Nous sommes excédentaires. Je préfère ne pas donner de chiffres précis en continu, car ils évoluent constamment et pourraient détourner l’attention du public », a expliqué M. Gaye, avant de confirmer néanmoins le chiffre du bénéfice annuel.
Des tensions de trésorerie sous contrôle
Si la Senelec affiche des résultats positifs, le directeur général a reconnu certaines tensions de trésorerie, liées notamment aux difficultés de recouvrement des créances auprès de clients institutionnels, tels que écoles, mairies et hôpitaux.
« Nous avons parfois des difficultés à recouvrer nos créances, mais de manière globale, nous n’avons pas de problème structurel de trésorerie », a-t-il précisé, rassurant ainsi investisseurs et partenaires.
Des perspectives ambitieuses
Pour l’avenir, la Senelec prévoit un investissement de 1 400 milliards de francs CFA afin de renforcer la production d’électricité et étendre le réseau national. Actuellement, la société dispose d’une capacité de production de 1 903 MW, dont 70 % issus des énergies fossiles et 30 % des sources renouvelables.
« Nous avons plusieurs programmes en cours. Sur le plan de la performance économique, nous sommes sur la bonne voie. La Senelec progresse chaque année », a souligné Pape Toby Gaye.
La direction des études générales de la Senelec travaille par ailleurs en étroite collaboration avec l’État, qui définit la lettre de politique énergétique pour les années à venir, garantissant ainsi une vision stratégique et durable pour le secteur.
Entre résultats financiers solides et projets ambitieux, la Senelec affirme sa stabilité et sa volonté de soutenir le développement énergétique national, malgré les défis ponctuels de trésorerie et les besoins croissants en électricité pour le Sénégal.

