Mercredi dernier, à New York, l’ancien président du Sénégal, Macky Sall, a présenté son nouveau livre L’Afrique au cœur lors d’une cérémonie de dédicace organisée en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. Entouré d’invités de marque et de sa famille, l’événement a cependant laissé place à un détail qui n’a échappé à personne : l’absence remarquée de son fils Amadou Sall.
Une présence familiale partielle
Deux des enfants de l’ex-chef de l’État, Ibrahima Sall et Khatoum Derviche Sall, ont fait le déplacement pour soutenir leur père, donnant à la cérémonie une dimension à la fois littéraire et familiale. Mais alors que Macky Sall a insisté sur le rôle des jeunes générations africaines dans la transformation du continent, le vide laissé par l’absence d’Amadou a rapidement alimenté les conversations.
L’ombre d’un rapport explosif
Selon Les Échos, cette absence pourrait s’expliquer par les ennuis judiciaires auxquels fait face Amadou Sall au Sénégal. Il est cité dans un rapport de la Centif (Cellule nationale de traitement des informations financières) pour des transactions jugées suspectes, portant sur un montant de 5,597 milliards de francs CFA. Si aucune condamnation n’a été prononcée, ce soupçon plane désormais sur son image et rejaillit, indirectement, sur l’ancien président.
Entre littérature et politique
La dédicace de L’Afrique au cœur devait être un moment de célébration intellectuelle et diplomatique pour Macky Sall, désormais figure d’anciens chefs d’État africains en quête d’influence internationale. Mais la polémique familiale rappelle que son nom reste lié aux affaires politiques et judiciaires sénégalaises. À New York, la littérature s’est donc trouvée éclipsée, en partie, par les interrogations autour d’un fils absent et d’un dossier financier sensible.
Un contraste qui interpelle
Si Macky Sall a choisi de mettre en avant un discours sur « l’avenir du continent et la place de l’Afrique dans le monde », l’opinion publique sénégalaise, elle, continue de scruter les ramifications d’un rapport qui pourrait embarrasser son entourage. À la cérémonie new-yorkaise, le contraste était saisissant : entre les pages de son livre appelant à la paix et au développement, et les zones d’ombre d’une affaire qui, elle, ne cesse de faire du bruit à Dakar.

