Le feuilleton Madiambal Diagne prend des allures de duel à distance. Hier, le ministère de l’Intérieur a confirmé la réception d’un mandat d’arrêt international visant le patron du Groupe Avenir Communication, émis par le président du Collège des juges d’instruction du pool judiciaire financier. Quelques heures plus tard, l’intéressé a contre-attaqué depuis la France, accusant la justice de mettre en scène sa traque.
La justice serre l’étau
En qualifiant Madiambal de « fugitif », les autorités sénégalaises ont voulu marquer un coup. Ce mandat international, rarement utilisé contre des personnalités médiatiques, est perçu comme un signal de fermeté. À Dakar, certains y voient une démonstration de force destinée à rappeler que « nul n’est au-dessus de la loi ».
La contre-offensive de Madiambal
Depuis la France, le journaliste a répliqué avec défiance. « Je prends note de l’annonce d’un mandat d’arrêt international émis contre moi. Je rappelle que c’est moi-même qui ai informé de ma présence en France et de mon prochain retour », a-t-il écrit sur X. Avant de lancer un avertissement : « J’affirme qu’avant l’exécution d’un tel mandat, je me présenterai à la justice de mon pays ». Une manière de retourner l’accusation de fuite en gage de transparence.
Duel judiciaire et bataille d’opinion
Entre Dakar et Paris, les déclarations s’entrechoquent et nourrissent une bataille d’image. La justice veut imposer son autorité, tandis que Madiambal cherche à se présenter en homme responsable et persécuté. Dans l’opinion, le clivage est net : pour certains, il s’agit d’un justiciable comme un autre qui doit répondre devant les tribunaux ; pour d’autres, cette traque ressemble à un acharnement politique.
Un retour sous haute tension
La promesse de Madiambal de rentrer « avant l’exécution du mandat » laisse planer un suspense électrique. Son arrivée au Sénégal pourrait devenir un véritable coup de théâtre, entre arrestation spectaculaire et plaidoyer public. Une certitude : le bras de fer engagé entre la justice sénégalaise et le patron de presse est loin d’être terminé.

