Lors de la marche organisée vendredi par le collectif « Gno Lank » contre la cherté de l’électricité, Papa Malick Ndour, coordonnateur des cadres républicains, a tenu des propos qui ont immédiatement suscité une vive réaction du gouvernement.
Une déclaration vivement condamnée
Le ministre Amadou Bâ a dénoncé les déclarations de l’ancien ministre, qu’il estime « graves ». Selon lui, Papa Malick Ndour aurait appelé à « unir les forces sociales pour renverser le Gouvernement actuel et installer un gouvernement de transition dirigé par Macky Sall pour finir le mandat ».
Pour le ministre, de telles affirmations ne sont pas simplement polémiques : elles frôlent l’atteinte à la sûreté de l’État et l’appel à l’insurrection, des actes qui, sous l’actuel régime, auraient entraîné des poursuites judiciaires immédiates.
Une irresponsabilité dénoncée
Amadou Bâ juge ces propos totalement irresponsables. « Comment un ancien ministre peut-il être aussi irresponsable pour demander ou envisager de renverser un gouvernement légalement et démocratiquement élu ? C’est une insulte au suffrage universel et au peuple sénégalais », a-t-il déclaré, mettant en avant le caractère inacceptable d’un tel appel à la subversion politique.
Liberté d’expression encadrée
Le ministre a rappelé que la liberté d’expression reste un principe fondamental au Sénégal, mais qu’elle est encadrée par la Constitution, qui fixe des limites précises afin de protéger l’ordre public et les institutions.
Dans ce contexte, les déclarations de Papa Malick Ndour relancent le débat sur les frontières entre critique politique légitime et incitation à la déstabilisation, alors que le pays traverse des tensions sociales et économiques autour de la cherté de l’électricité.

