Écartée de son poste de chargée de mission à la présidence de la République, Salimata Dieng refuse de se taire. Dans un message empreint de fermeté et de lucidité, la secrétaire générale adjointe de la Jeunesse Patriotique du Sénégal (JPS), structure affiliée au parti Pastef, revient sur les raisons de son départ forcé et sur sa vision d’un militantisme « critique mais fidèle ».
Une sanction qui fait suite à un texte jugé dérangeant
Le limogeage de Salimata Dieng, officialisé le 12 septembre, fait suite à la publication d’un texte interne dans lequel elle dressait un « diagnostic lucide » des dysfonctionnements du Pastef. Ce document, où elle pointait notamment la faible valorisation des jeunes cadres et militants sincères, a été perçu par certains responsables du parti comme une remise en cause de la ligne officielle.
« Mon intention n’a jamais été de nuire ni de fragiliser l’institution », a-t-elle expliqué dans un message publié le 10 septembre et repris par Source A. « Ma démarche se voulait constructive, tournée vers la recherche d’efficacité et la justice interne. »
Mais au lieu d’ouvrir le débat, la direction du parti a choisi la voie de la répression, déplore-t-elle : « On a préféré me sanctionner plutôt que de discuter du fond. »
Entre désillusion et fidélité
Malgré sa mise à l’écart, Salimata Dieng assure ne nourrir aucune rancune. Loin d’un reniement, son discours sonne comme un appel à la cohérence et à la loyauté envers les principes du mouvement.
« Le patriotisme coule dans nos veines, mais il ne nous rend pas aveugles », écrit-elle, comme pour rappeler que la fidélité ne signifie pas le silence. En citant Max Weber, elle affirme : « La seule loyauté véritable, c’est celle envers le peuple. »
Une militante qui refuse l’amertume
Dans son texte, l’ancienne chargée de mission adopte un ton à la fois apaisé et déterminé. Elle dit rester attachée au Pastef, au-delà de la sanction : « Un limogeage n’éteint pas les convictions, n’interrompt pas l’engagement et ne freine pas une carrière. »
Pour Salimata Dieng, la politique ne doit pas être un espace de soumission, mais un terrain de responsabilité citoyenne et de courage intellectuel. Elle conclut en réaffirmant son engagement pour « un Sénégal juste, souverain et prospère », fidèle à l’idéal patriotique qui a forgé son parcours.

