Le gouvernement sénégalais affiche ses ambitions avec le lancement du Plan spécial d’investissement (PSI) 2026-2028, présenté comme le socle d’une nouvelle ère économique. Placé sous la direction du Premier ministre Ousmane Sonko, ce programme s’inscrit dans la Vision Sénégal 2050 et repose sur un triptyque devenu la devise de la relance nationale : redresser, impulser, accélérer.
Redresser : rétablir la cohérence et la souveraineté de l’action publique
Après des années de politiques fragmentées et de projets dispersés, le gouvernement veut reprendre la main sur la planification économique. Le pilier « redresser » symbolise cette volonté de recentraliser la stratégie de développement autour d’un État fort, stratège et maître d’œuvre.
Le PSI entend ainsi garantir une meilleure coordination des politiques sectorielles, tout en anticipant les besoins à long terme du pays. « Le Sénégal doit redevenir maître de sa trajectoire économique », confie un conseiller du ministère de l’Économie, soulignant la priorité donnée à la rigueur, à la cohérence et à la transparence.
Impulser : dynamiser les moteurs de croissance
Le second axe, « impulser », vise à stimuler la transformation structurelle de l’économie. L’objectif : valoriser les ressources nationales et renforcer les filières productives, notamment dans l’agriculture, l’industrie, le numérique et l’énergie.
Seize réformes structurantes ont déjà été engagées, dont cinq traduites en lois. Elles concernent la gouvernance économique, la modernisation de la gestion publique et l’amélioration du climat des affaires pour attirer l’investissement privé tout en soutenant l’entrepreneuriat local.
Accélérer : transformer la vision en résultats concrets
Le troisième pilier, « accélérer », incarne la volonté du gouvernement d’ancrer durablement la croissance dans une logique de performance et de souveraineté. Ce volet met l’accent sur la rapidité d’exécution, la redevabilité et la mesure d’impact, afin que chaque projet public contribue à la prospérité collective.
Le Plan spécial d’investissement n’est donc pas un simple outil budgétaire, mais une philosophie de gouvernance : celle d’un État planificateur, responsable et tourné vers l’avenir.
Une nouvelle ère économique sous la houlette d’Ousmane Sonko
En inscrivant son action dans le cadre de la Vision Sénégal 2050, le Premier ministre Ousmane Sonko veut faire du PSI 2026-2028 le moteur d’un redressement économique durable, fondé sur la souveraineté, la transparence et l’efficacité publique.
« Redresser, impulser, accélérer », résume-t-il, « c’est plus qu’un slogan : c’est un cap national, une promesse de transformation et une exigence de résultats. »
Avec ce plan, le Sénégal espère franchir un tournant décisif — celui d’un État qui ne subit plus le développement, mais le conduit.

