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#Afrique #Politique

Vision Sénégal 2050 : une souveraineté de façade, selon Babacar Lo Ndiaye

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Depuis l’accession au pouvoir de Bassirou Diomaye Faye, les mots « rupture », « souveraineté », « indépendance » et « dignité nationale » sont devenus les piliers du discours officiel. Mais pour Babacar Lo Ndiaye, planificateur et président du Parti Fass-Jom Les Souverainistes, la « Vision Sénégal 2050 » vantée par le gouvernement ne repose que sur des symboles et des slogans. Derrière les grands mots, il voit une « souveraineté de façade », loin d’une transformation réelle du pays.

Une « fiction politique » savamment orchestrée

« Ces mots résonnent dans nos cœurs, car ils traduisent le rêve d’un Sénégal maître de son destin », reconnaît Babacar Lo Ndiaye. Mais il ajoute aussitôt : « Notre souveraineté, pour l’instant, n’est qu’une façade, une fiction politique savamment orchestrée par le parti PASTEF. »
Selon lui, le duo Diomaye-Sonko use d’un discours populiste sans offrir de véritable plan d’action. « Le verbe est fort, mais la stratégie est absente », déplore-t-il, regrettant l’absence d’une vision claire pour conduire le pays vers une autonomie réelle.

Une souveraineté monétaire toujours inachevée

Au cœur de sa critique : la souveraineté monétaire, présentée comme l’un des symboles majeurs du renouveau. « Notre économie reste suspendue à des décisions prises hors de nos frontières », souligne-t-il.
Le franc CFA, promis à la disparition, demeure pour lui le signe d’une dépendance persistante. « On nous avait promis une monnaie nationale, mais tout cela reste flou : pas de calendrier, pas de stratégie, pas de courage politique », martèle le planificateur.

Une indépendance économique illusoire

Au-delà de la monnaie, Babacar Lo Ndiaye évoque une « souveraineté économique illusoire ». Selon lui, malgré les discours, les ressources nationales continuent d’être exploitées par des entreprises étrangères.
« Les matières premières quittent le pays sans être transformées. Les entreprises locales manquent de soutien, et la jeunesse continue de rêver d’exil. Comment parler de souveraineté lorsqu’un État ne peut ni nourrir, ni éduquer, ni employer dignement ses enfants ? », s’interroge-t-il.

Sur le plan diplomatique, il dénonce une indépendance « limitée à des déclarations d’intention ». Le Sénégal, selon lui, reste dépendant des aides extérieures et des accords déséquilibrés. « Tant que nous dépendrons structurellement des puissances étrangères, nous resterons un pays assisté plutôt qu’un pays souverain », affirme-t-il.

Une mise en scène politique

Pour le président du Parti Fass-Jom, la souveraineté prônée par le pouvoir n’est qu’un décor politique. « C’est une mise en scène destinée à masquer l’absence de vision et de stratégie », insiste-t-il.
Il appelle à une souveraineté construite dans les faits, non dans les discours : « La véritable souveraineté se bâtit dans les champs, les usines, les laboratoires et les écoles. »
Selon lui, seule la production locale, la transformation sur place des richesses et l’investissement massif dans l’éducation, la santé, la technologie et l’industrie peuvent assurer une autonomie réelle et durable.

Pour une souveraineté authentique

Babacar Lo Ndiaye met en garde contre la tentation du discours sans action. « La souveraineté ne peut être un mot d’ordre, encore moins un slogan électoral », affirme-t-il. Elle exige des choix audacieux et structurants, parfois douloureux, mais indispensables à la refondation du pays.
« Notre indépendance a été juridique, mais elle n’a jamais été économique, technologique, industrielle ni culturelle », déplore-t-il. « Nous avons remplacé l’autorité coloniale par une élite nationale sans rompre avec les structures qui perpétuent la dépendance. »

En conclusion, Babacar Lo Ndiaye appelle à un réveil collectif et à une vision de long terme. Pour lui, « le défi de la génération actuelle est de dépasser l’indépendance politique pour bâtir une souveraineté réelle : transformer nos ressources sur place, valoriser le savoir-faire national et garantir notre autonomie alimentaire, énergétique et diplomatique ».

« Le Sénégal mérite mieux qu’une souveraineté incantatoire. Il mérite une indépendance véritable, économique et intellectuelle, capable d’assurer à nos enfants un avenir digne et libre », conclut-il.


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