Ce qui devait être une belle histoire d’amour s’est transformé en une affaire judiciaire aux allures de drame. À Liberté 6 Extension, un chauffeur de transport clandestin, identifié sous les initiales D. F., a été déféré jeudi devant le tribunal de grande instance hors classe de Dakar pour des faits présumés de viol sur sa fiancée, A. D., âgée de 18 ans.
Selon des sources proches du parquet citées par Seneweb, les deux jeunes entretenaient une relation amoureuse depuis plusieurs mois. Leur union semblait en bonne voie, un projet de mariage étant même évoqué. La jeune fille, confiante, en avait informé sa mère.
Un tournant tragique le 6 octobre
Tout bascule le lundi 6 octobre 2025. Ce matin-là, vers 9 h, A. D., ménagère, se rend chez son petit ami à Liberté 6 Extension. Ce qui s’y passe ensuite divise les versions.
Selon D. F., entendu par les gendarmes de la brigade territoriale de la Foire, il s’agissait d’un rapport sexuel consenti. Le chauffeur de “clando” affirme même que l’initiative serait venue de sa fiancée. « C’est elle qui est montée sur moi et a tout fait », aurait-il confié lors de son audition, assurant qu’après l’acte, la jeune femme est repartie tranquillement.
Mais pour A. D., les faits sont tout autres. La jeune femme a porté plainte pour viol, soutenant que le rapport a été imposé et non consenti, contredisant ainsi la version de son compagnon.
Un appel inattendu et une arrestation rapide
Le soir même, D. F. reçoit un appel téléphonique de la mère de la jeune fille. Celle-ci l’informe que sa fille l’accuse de viol. Stupéfait, le chauffeur de “clando” se serait alors rendu à l’hôpital où A. D. avait été admise, dans le but de comprendre la situation.
Mais l’affaire était déjà entre les mains de la gendarmerie. Après plusieurs auditions et recoupements, les enquêteurs ont jugé les éléments suffisants pour le déférer devant le procureur de la République.
Une affaire sensible et une enquête toujours en cours
Le dossier, désormais entre les mains de la justice, suscite une vive émotion dans le quartier. Entre ceux qui défendent le chauffeur et ceux qui croient la parole de la jeune fille, les positions sont tranchées.
Le parquet devra déterminer les responsabilités et la véracité des versions avancées. En attendant, D. F. reste poursuivi pour viol, un crime passible de lourdes peines selon le code pénal sénégalais.
Ce fait divers, au parfum de trahison et de drame intime, illustre à nouveau combien la frontière entre amour et abus peut parfois se brouiller dangereusement, transformant un projet de mariage en affaire criminelle.

