Dakar, 9 octobre 2025 – Le monde de la lutte sénégalaise connaît actuellement de fortes tensions. L’Association nationale des lutteurs en activité, dirigée par Gris Bordeaux, a choisi de bouder l’audience proposée par la ministre des Sports, Khady Diène Gaye, pour marquer son opposition à la création de la Fédération sénégalaise de lutte (FSL).
Bien que favorable en principe à la mise en place d’une fédération, le leader et ses camarades jugent que le milieu de la lutte n’est pas encore prêt pour une telle transition, estimant le calendrier imposé par le ministère trop précipité.
Pour faire entendre leur voix, les lutteurs ont annoncé l’organisation prochaine d’une marche, destinée à dénoncer ce qu’ils considèrent comme un processus imposé sans concertation suffisante. Gorgui Étudiant, figure active du mouvement, a déclaré au journal Record que cette mobilisation vise à « protéger les intérêts des lutteurs et à garantir que leur voix soit respectée dans la structuration de leur sport ».
Cette fronde illustre les tensions persistantes entre les autorités sportives et les acteurs de la lutte sénégalaise, un sport profondément enraciné dans la culture nationale et qui attire chaque semaine des milliers de spectateurs dans les arènes du pays.

