New York – La 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies, ouverte ce lundi 22 septembre, a réservé un moment inattendu pour le Sénégal. Le président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, a été au centre des critiques après une série d’incidents jugés diplomatiquement maladroits.
Arrivé à New York le 21 septembre, Faye a été surpris en train de jouer au Scrabble durant son voyage, une image relayée par certains médias et qualifiée par Thierno Bocoum, président d’AGIR-LES LEADERS, de « Messi de la diplomatie » incapable de s’entraîner sérieusement, alors que d’autres chefs d’État révisaient leurs dossiers.
Mais le moment le plus embarrassant s’est produit à la tribune de l’ONU : Faye s’est retrouvé sans discours, contraint de marquer une pause pour qu’on le lui apporte, exposant une faute protocolaire majeure.
« Les sciences de la performance montrent que les leaders efficaces procèdent toujours à un dernier contrôle eux-mêmes, surtout pour des moments symboliques. On ne monte pas à la Tribune des Nations Unies sans s’assurer que son outil central, à savoir le discours, est physiquement présent », a dénoncé Bocoum. Selon lui, cet oubli a projeté « une image de légèreté » sur le Sénégal lors d’un moment hautement symbolique pour l’influence internationale du pays.
Pour Thierno Bocoum, le problème réside dans une « hiérarchie des priorités » mal gérée : « Le jeu peut réduire le stress mais il ne saurait remplacer la discipline et la rigueur de la préparation. » Dans un contexte national marqué par des crises, « s’afficher dans le loisir puis faillir à la Tribune des Nations Unies » révèle une « contradiction qui interroge l’art de gouverner ».
Le président d’AGIR-LES LEADERS pointe ainsi une « incohérence grave entre communication, préparation et exigence diplomatique », appelant le Sénégal à réfléchir à sa gouvernance et à sa stratégie de rayonnement international.

