Le ministère de l’Éducation nationale a annoncé, dans un communiqué rendu public ce week-end, une interdiction stricte de l’usage du téléphone portable dans tous les établissements scolaires du pays, aussi bien publics que privés.
« L’école de la République est un sanctuaire du savoir et de la citoyenneté. Elle doit demeurer un espace protégé, voué à l’étude, à la discipline et à l’épanouissement des apprenants », rappelle le communiqué, avant de souligner que « l’usage incontrôlé du téléphone portable compromet ces missions essentielles en détournant les élèves de l’apprentissage, en affaiblissant leur concentration et en les exposant à des pratiques contraires aux valeurs éducatives ».
Le ministère pointe également les effets néfastes d’une exposition prolongée aux écrans, notamment « la baisse de la concentration, la fragilisation de l’esprit critique, l’isolement social et des risques pour la santé », des facteurs particulièrement préoccupants chez les plus jeunes.
Des mesures strictes d’application
Dans les écoles, collèges et lycées, l’usage du téléphone est désormais proscrit. Pour assurer le respect de cette mesure, chaque établissement sera tenu de définir une stratégie claire : dépôt dans des casiers sécurisés, collecte par les enseignants en début de journée, ou encore maintien des téléphones éteints dans les sacs des élèves.
Toutefois, le ministère précise que cette interdiction « ne concerne pas les outils numériques à vocation pédagogique (tablettes, ordinateurs, liseuses, etc.), utilisés sous la responsabilité des équipes éducatives, conformément à la Stratégie du Numérique pour l’Éducation ».
Des exceptions encadrées et des sanctions prévues
Des dérogations restent possibles pour certains élèves, notamment ceux en situation de handicap ou souffrant de troubles de santé nécessitant un dispositif médical associé à un téléphone. De plus, un enseignant pourra autoriser l’utilisation des téléphones dans le cadre d’activités pédagogiques spécifiques, notamment pour « promouvoir le numérique et l’intelligence artificielle ».
En cas de non-respect, des sanctions « claires, graduées et proportionnées » seront définies par les Conseils de Gestion des Écoles (CGE) et les Associations de Parents d’Élèves (APE), puis intégrées aux règlements intérieurs pour garantir une application uniforme sur tout le territoire.
Un appel à la responsabilité collective
Le ministère de l’Éducation nationale appelle enfin l’ensemble des acteurs de la communauté éducative à prendre « toutes les dispositions nécessaires pour son application stricte dès la rentrée prochaine ».
Avec cette décision, les autorités entendent restaurer la discipline et recentrer l’école sur ses missions premières : l’enseignement, la formation citoyenne et la protection des apprenants.

