À Kaolack, la colère gronde. Ce dimanche 21 septembre 2025, les chauffeurs de taxi urbain, soutenus par des habitants du quartier Sara-Diamaguène, ont battu le pavé pour dénoncer la dégradation avancée des routes secondaires, notamment l’axe stratégique reliant le marché Kibél à Tally Mérignac.
Des routes impraticables au quotidien
Les manifestants, arborant des brassards rouges en signe de protestation, accusent l’état de délabrement des chaussées de compromettre non seulement leur activité professionnelle, mais aussi la sécurité des passagers. « Nous payons régulièrement nos taxes, mais en retour, nous roulons sur des routes défoncées qui abîment nos véhicules et rallongent nos trajets », fulmine un chauffeur.
Une activité de plus en plus coûteuse
Entre réparations fréquentes et temps de travail rallongés, les chauffeurs affirment que leurs revenus sont directement impactés par la situation. « Chaque semaine, nous devons mettre la main à la poche pour changer des pièces. Comment nourrir nos familles si tout ce que nous gagnons part dans l’entretien de nos voitures ? », déplore un autre conducteur.
Le spectre d’un durcissement du mouvement
Si la marche s’est déroulée dans le calme, les chauffeurs préviennent : sans réaction rapide des autorités locales, ils comptent passer à la vitesse supérieure. Blocage de routes, grève générale ou arrêt de service pourraient être envisagés.
Une interpellation aux autorités
Les manifestants demandent à la mairie et à l’État de prendre en main ce dossier jugé « urgent et vital » pour l’économie locale. Car au-delà des taxis, ce sont les habitants qui subissent chaque jour les conséquences de routes impraticables : retards, accidents, difficultés de circulation et hausse des coûts de transport.
À Kaolack, où les défis en matière d’infrastructures sont récurrents, ce mouvement pourrait bien marquer le début d’une contestation plus large si aucune solution n’est apportée rapidement.

