La santé de Farba Ngom, maire des Agnams, continue de susciter l’inquiétude. Ce mercredi, la chambre d’accusation a confirmé l’ordonnance du juge refusant la liberté provisoire au principal mis en cause dans une affaire judiciaire très suivie. Toutefois, dans une mesure jugée insuffisante par ses avocats, elle a ordonné son transfert vers un centre hospitalier pour des soins adaptés.
Pour la défense, cette décision n’est qu’une « sorte de lit de consolation ». Me Baboucar Cissé, avocat de Farba Ngom, annonce sans détour : « Nous allons faire un recours en cassation. Nous estimons que la chambre d’accusation devait simplement ordonner la levée du mandat de dépôt. »
Le conseil rappelle que la chambre, dans deux arrêts en date du 1er août 2025, avait souligné que la libération de Farba Ngom était conditionnée aux résultats d’une contre-expertise médicale. Aujourd’hui, cette contre-expertise est terminée et confirme, selon Me Cissé, l’incompatibilité de l’état de santé du maire avec la vie en détention. « La conséquence logique aurait été sa libération immédiate », insiste-t-il.
Pour la défense, la situation est claire : « Farba Ngom est un malade qui est séquestré. Il doit être libre. » Ces mots résonnent comme un cri d’alarme face à ce que ses proches et ses avocats considèrent comme une détention disproportionnée et préjudiciable à sa santé.
Le dossier s’annonce désormais devant la Cour suprême, où la défense espère obtenir la décision qui, selon elle, s’impose pour protéger la vie et la santé du maire des Agnams. Entre séquestration et nécessité de soins, Farba Ngom reste au cœur d’un débat judiciaire et humain sensible.

