Face aux inondations qui frappent plusieurs localités du pays, Thierno Alassane Sall hausse le ton. Le leader du parti République des Valeurs (RV) a vivement critiqué la gestion du gouvernement dirigé par Pastef, l’accusant d’inaction et d’indifférence face à la détresse des populations sinistrées.
Dans une publication accompagnée d’images poignantes du village de Diella, submergé par les eaux, l’ancien ministre dénonce une absence totale de prise en charge des sinistrés. « Les habitants sont livrés à eux-mêmes, sans aide, sans encadrement, sans plan d’urgence », écrit-il.
Pour Thierno Alassane Sall, le constat est sans appel : le régime Pastef a failli à sa responsabilité d’État. « Le risque était connu. L’expérience des années précédentes aurait dû conduire à une préparation sérieuse et à une riposte digne d’un gouvernement responsable », fustige-t-il, avant de dénoncer une gouvernance marquée, selon lui, par le verbe sans action.
« Pendant que nos concitoyens, dans tant de localités du pays, vivent dans la précarité la plus totale, le régime continue de parader devant les caméras, récitant les mêmes discours vides et les mêmes slogans usés », poursuit l’opposant.
Thierno Alassane Sall estime que le pouvoir, qui « se drape dans un patriotisme de façade », a tourné le dos au peuple. De Diella à Touba, en passant par Bakel et Diamel, les scènes se répètent : maisons englouties, familles déplacées, enfants dormant à la belle étoile. « Ce sont les plus humbles qui paient le prix fort de l’impréparation et du mépris », déplore-t-il.
Les critiques du leader de RV interviennent dans un contexte de colère sociale croissante, alors que les pluies diluviennes continuent de provoquer d’importants dégâts matériels et humains dans plusieurs régions. Les populations dénoncent le manque d’infrastructures d’évacuation et la lenteur des secours.
Thierno Alassane Sall appelle ainsi à une refonte totale de la politique nationale de prévention des inondations, avec des actions concrètes plutôt que des promesses. « Gouverner, ce n’est pas communiquer, c’est protéger », conclut-il, en écho à la détresse des habitants de Diella et de nombreuses autres localités oubliées sous les eaux.

