Le ministère de la Santé tire la sonnette d’alarme. En l’espace de vingt-quatre heures, le nombre de cas confirmés de Fièvre de la Vallée du Rift (FVR) a bondi, passant de 56 à 78 cas, tandis que le nombre de décès s’élève désormais à 11. Une progression fulgurante qui témoigne de la gravité de la situation épidémiologique dans le nord du pays.
Saint-Louis, épicentre de l’épidémie
Selon les données rendues publiques le 3 octobre, la région de Saint-Louis concentre l’écrasante majorité des contaminations, avec 75 cas recensés, dont 45 patients déjà guéris. Deux cas ont été identifiés dans la région de Louga, tandis qu’un cas isolé a été confirmé à Matam, aujourd’hui rétabli.
Cette concentration géographique, dans une zone agricole et pastorale par excellence, fait craindre une propagation rapide du virus, transmis principalement par les moustiques et le contact avec des animaux infectés.
Une situation sous surveillance
Le ministère souligne que les services de santé sont pleinement mobilisés pour endiguer la propagation du virus. Des opérations de sensibilisation et de désinsectisation sont en cours, mais la hausse des cas en si peu de temps révèle les défis persistants en matière de prévention et de surveillance épidémiologique.
Les autorités appellent les populations à redoubler de vigilance : éviter tout contact avec des animaux malades ou morts, protéger les zones d’élevage et signaler tout cas suspect.
Le Mpox toujours présent, mais maîtrisé
Parallèlement, la situation liée au Mpox (variole du singe) reste stable. Depuis la confirmation du premier cas le 22 août 2025, cinq infections ont été enregistrées, toutes dans la région de Dakar, dont une guérison. Aucun décès n’a été signalé à ce jour.
Appel à la prudence
Dans un communiqué, le ministère de la Santé exhorte les citoyens à respecter scrupuleusement les mesures de prévention et à coopérer avec les agents de santé et les relais communautaires. L’objectif est clair : empêcher que la Fièvre de la Vallée du Rift ne s’étende à d’autres régions.
Face à une épidémie qui gagne du terrain, la vigilance collective est désormais la première ligne de défense.

