Le Cadre Unitaire des Enseignants du Moyen Secondaire (CUSEMS) traverse une tempête interne. Ndongo Sarr, Secrétaire Général du syndicat, a répondu aux accusations de détournement portées contre lui par le Trésorier général, confirmant le retrait de 30 millions de francs de la caisse du syndicat, tout en rejetant la faute sur le Trésorier.
Le SG justifie le retrait
Dans un communiqué daté du 27 septembre, Ndongo Sarr explique que le retrait était nécessaire pour le bon fonctionnement du syndicat : « Le Trésorier refusait d’exécuter des dépenses budgétisées ordonnées par le SG, dûment constaté dans un PV d’huissier », déclare-t-il. Selon lui, cette situation a provoqué un blocage systématique des dépenses, rendant impossible le paiement du personnel et le règlement des factures.
Une crise qui s’aggrave
Le Secrétaire Général décrit une situation critique : « Le siège est resté près de deux mois sans internet. Le Trésorier a délibérément refusé de s’acquitter correctement de son rôle depuis fin juillet. L’objectif était très clair : bloquer le syndicat et empêcher la tenue du Congrès ». Il précise que les dépenses sociales et le fonctionnement courant de l’institution ont été gravement affectés.
Fondement légal de son action
Pour justifier son geste, Ndongo Sarr invoque l’article 16 du règlement intérieur du syndicat : « Le SG est le responsable moral de l’organisation et ordonne toutes les dépenses du syndicat ». Se basant sur cette prérogative, il affirme avoir « pris ses responsabilités en changeant le Trésorier par son adjoint, conformément aux dispositions statutaires et réglementaires ».
Un retrait justifié par le budget du Congrès
Le SG explique que le montant retiré de 30 millions de F Cfa correspond à des besoins précis : « Le Conseil syndical avait voté un budget de 25 millions pour le Congrès. Nous y avons ajouté 5 millions pour le fonctionnement du directoire jusqu’à la fin du mandat ».
Transparence promise
Ndongo Sarr assure enfin aux membres du CUSEMS que « chaque franc dépensé sera justifié », dans un souci de transparence et de responsabilité.
Alors que le syndicat tente de tourner la page de cette crise interne, la polémique entre le Secrétaire Général et le Trésorier laisse planer un climat de tension, qui pourrait peser sur la tenue du prochain Congrès et sur la crédibilité de l’organisation.

