Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a présidé ce jeudi le Conseil supérieur d’orientation agro-sylvo-pastoral et halieutique (CLOASPH), une plateforme de concertation dédiée à la révision de la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale et halieutique (LOASPH). L’objectif : renforcer la gouvernance du secteur agricole, de l’élevage et de la pêche, et poser les bases d’une politique durable pour l’ensemble de la filière.
Le forum, tenu au palais de la République, a réuni les principaux acteurs ruraux et sectoriels du pays. À cette occasion, le mouvement consumériste a saisi l’opportunité pour plaider en faveur de l’adoption d’un pacte national sur la consommation locale. Selon Amadou Kanouté, représentant de Cicodev Afrique, ce pacte constitue un « fondement incontournable d’un système alimentaire durable et de la souveraineté alimentaire », piliers de la vision nationale 2050.
« À l’issue des consultations menées avant ce conseil présidentiel, les consommateurs ont réaffirmé leur adhésion à la LOASPH et appelé de leurs vœux sa mise en œuvre effective, à travers l’adoption d’un pacte national sur la consommation locale », a souligné M. Kanouté devant le chef de l’État. Il a précisé que l’initiative vise à « trouver un équilibre entre ce que nous produisons et ce que nous consommons ».
Le représentant du mouvement consumériste a également évoqué les grands axes de ce pacte : garantir une information fiable sur les produits locaux, assurer leur qualité et hygiène, favoriser leur accessibilité financière et géographique, préserver le droit au choix dans un marché concurrentiel, et renforcer l’éducation à la consommation et à la nutrition.
Pour M. Kanouté, la démarche repose sur un dialogue ouvert entre consommateurs, producteurs, transformateurs et distributeurs, visant à comprendre pourquoi de nombreux consommateurs continuent de privilégier les produits importés malgré la richesse de l’offre locale.
Ce plaidoyer pour un pacte national sur la consommation locale s’inscrit dans une vision globale de souveraineté alimentaire et de promotion du développement rural, qui reste au cœur des priorités de l’exécutif sénégalais.

