La société SEN’EAU a annoncé, à travers un communiqué officiel, l’entrée en vigueur d’une nouvelle taxe de 1% sur tous les paiements effectués en espèces. Cette mesure, appliquée depuis le 4 octobre 2025, découle de la loi n°2025 du 27 septembre 2025, qui institue un droit de timbre obligatoire sur les règlements en numéraire.
Selon SEN’EAU, cette décision « s’inscrit dans le cadre d’une réforme fiscale nationale » mise en œuvre par les autorités sénégalaises. L’objectif est triple : réduire la circulation de l’argent liquide, favoriser les paiements électroniques, et renforcer les recettes du Trésor public. Le droit de timbre, collecté directement par les entreprises, sera reversé à l’État.
Cette mesure touche donc tous les clients qui règlent leurs factures d’eau en espèces, « quel qu’en soit le montant », précise la société. SEN’EAU invite ainsi sa clientèle à privilégier les moyens de paiement numériques disponibles — notamment via les applications de mobile money, les cartes bancaires ou les paiements en ligne.
Sur le terrain, la décision suscite déjà des réactions contrastées. Si certains consommateurs comprennent la logique de modernisation et de transparence, d’autres estiment qu’elle risque de pénaliser les foyers qui n’ont pas encore accès aux outils numériques. Dans de nombreuses zones rurales, où le paiement en liquide reste la norme, cette taxe pourrait être perçue comme une charge supplémentaire.
Pour SEN’EAU, il s’agit cependant d’un pas nécessaire vers une économie plus digitalisée. « Cette réforme traduit la volonté du gouvernement et de ses partenaires de promouvoir la transition numérique dans les transactions quotidiennes », souligne la société.
Avec cette mesure, le Sénégal poursuit donc sa stratégie d’inclusion financière et de dématérialisation des paiements, dans la lignée de nombreuses réformes engagées dans la région ouest-africaine pour limiter l’usage du cash et renforcer la traçabilité des flux financiers.

