Le Premier ministre Ousmane Sonko a décidé de serrer la vis. Dans une circulaire datée du 25 septembre 2025, le chef du gouvernement a ordonné la fin immédiate du cumul d’avantages liés aux véhicules administratifs, une pratique encore observée dans plusieurs ministères malgré les directives antérieures.
Selon la note adressée à tous les membres du gouvernement, certains agents publics continuent de bénéficier simultanément d’une dotation en carburant et d’une indemnité forfaitaire globale, pourtant incompatibles selon le décret n°2021-03 du 6 janvier 2021. Une situation que le Premier ministre juge « contraire aux règles de bonne gestion publique » et en violation directe de la directive présidentielle n°3, issue du rapport de l’Inspection générale d’État (IGE) du 19 avril 2024.
Une exigence de rigueur et de transparence
Dans sa circulaire, Ousmane Sonko insiste sur la nécessité d’une application stricte des textes encadrant les avantages liés aux fonctions publiques. « Le président de la République a ordonné la fin immédiate de ce cumul », rappelle-t-il, invitant les ministres et secrétaires d’État à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la conformité dans leurs départements respectifs.
Cette décision s’inscrit dans une démarche de rationalisation des dépenses publiques et de moralisation de la gestion administrative, deux axes centraux du programme gouvernemental depuis l’arrivée au pouvoir du duo Bassirou Diomaye Faye – Ousmane Sonko.
Une mesure emblématique du nouveau style de gouvernance
Ce rappel à l’ordre intervient dans un contexte où le gouvernement cherche à réaffirmer son engagement pour la transparence et la discipline budgétaire. Le Premier ministre, connu pour son discours anticorruption, entend donner un signal fort en matière de gouvernance : aucune tolérance face aux dérives dans l’utilisation des ressources publiques.
Les ministères concernés devront désormais justifier l’usage des véhicules de service et aligner les indemnités conformément aux textes en vigueur. Pour plusieurs observateurs, cette décision traduit la volonté du gouvernement de rompre avec les pratiques laxistes du passé et d’instaurer une culture de responsabilité au sein de l’administration.
En rappelant que l’exemplarité doit venir du sommet de l’État, Ousmane Sonko confirme sa détermination à faire de la sobriété publique un pilier de son action gouvernementale.

