C’est un véritable coup de tonnerre dans le monde politique et financier sénégalais. Al Aminou Mohamed Lô, ancien Directeur national de la BCEAO pour le Sénégal et aujourd’hui ministre d’État auprès du président Bassirou Diomaye Faye, a fait des aveux surprenants sur la gestion de la dette publique sous le régime de Macky Sall.
Invité sur 7TV, il a reconnu avoir été « induit en erreur » lorsqu’il défendait la stratégie d’endettement :
« On nous a tous trompés. C’était faux. Quand je soutenais cette stratégie, j’ignorais l’état réel des finances publiques. »
Une dette bien plus lourde que prévue
Ces révélations mettent au grand jour ce que certains appellent la « dette cachée » : des engagements financiers non déclarés, qui échappent au contrôle classique et pourraient peser lourd sur l’économie nationale.
Al Aminou Mohamed Lô n’y va pas par quatre chemins : même le gouvernement actuel serait “tombé dans le panneau”, faute de disposer d’informations complètes et transparentes sur l’endettement réel du pays.
La BCEAO n’avait pas toutes les cartes
L’ancien haut cadre de la BCEAO explique :
« La BCEAO ne gère que la dette du FMI, la balance des paiements et la situation monétaire des banques. Tout ce qui touche au secteur réel, notamment la croissance, relève du ministère des Finances. »
Autrement dit, l’ampleur réelle des dettes contractées échappait même à ceux chargés de surveiller les finances publiques.
Vers une transparence totale ?
Ces aveux relancent le débat sur la transparence et la surveillance de la dette publique. Les experts estiment que des réformes sont désormais nécessaires pour éviter que le Sénégal ne se retrouve surpris par des engagements financiers non révélés.
« Si nous ne contrôlons pas ces flux financiers, le pays pourrait payer cher demain », avertissent certains analystes économiques.
Avec cette sortie choc, Al Aminou Mohamed Lô secoue l’opinion publique et interpelle l’État. La question de la dette cachée pourrait désormais devenir l’enjeu majeur du débat économique et politique au Sénégal.

