Une attaque violente à moto-Jakarta secoue Thiès, mais la réactivité de la police met rapidement fin à l’errance des malfaiteurs.
THIÈS — La quiétude d’un trajet quotidien a été brutalement interrompue pour un employé de la SERAS, agressé ce mardi entre la cité Ballabey et la cité Ouvrière. Alors qu’il circulait paisiblement sur sa moto-Jakarta, le fonctionnaire a été violemment attaqué par deux individus armés de machettes, qui ont ciblé son bras gauche, le laissant gravement blessé et perdant beaucoup de sang.
« Je roulais calmement lorsque, soudain, deux agresseurs sont apparus pour m’attaquer avec une machette. J’ai réussi à esquiver certains coups, mais j’ai été grièvement blessé au bras gauche. J’ai crié au secours, en vain », raconte la victime, encore sous le choc.
La scène, sur une portion de route autrefois paisible, a été marquée par l’immobilisme des passants et automobilistes, visiblement effrayés par la violence de l’agression. La moto de la victime a été dérobée et revendue pour 100 000 F CFA, selon les aveux des agresseurs.
Une réponse rapide de la police
Grâce au professionnalisme et à la diligence des éléments du commissariat de Médina Fall, les deux auteurs, déjà connus pour des faits similaires, ont rapidement été identifiés, interpellés et placés en garde à vue. L’un d’eux, né en 2004, a reconnu les faits et livré des détails sur le vol de la moto-Jakarta.
L’efficacité de l’intervention policière souligne l’importance d’un maillage sécuritaire réactif, surtout dans des zones qui deviennent progressivement des points noirs pour les agressions à main armée.
L’enquête se poursuit
Si les auteurs sont désormais entre les mains des forces de l’ordre, l’enquête se poursuit pour retrouver la totalité des biens volés, comprendre les complicités éventuelles et établir les responsabilités dans cette attaque qui a profondément marqué la victime et la communauté locale.
À Thiès, cette affaire rappelle la nécessité pour les autorités de renforcer la surveillance et la sécurité dans des zones vulnérables, afin que la population puisse circuler sans craindre pour sa vie.

