Le député Guy Marius Sagna a tenu à clarifier les choses : il ne fera jamais de « piston » pour un recrutement. Dans un message publié sur sa page Facebook, l’élu affirme recevoir régulièrement des sollicitations pour intervenir auprès de ministres ou de directeurs afin d’aider des Sénégalais à décrocher un poste. Sa réponse est sans détour : ce n’est pas son rôle, et il refuse d’entrer dans cette logique.
« Mon rôle de député, tel que je l’entends, n’est pas de demander à un ministre ou à un directeur général de recruter tel.le sénégalais.e. Mon rôle de député est de me battre pour que tous les recrutements soient transparents et que tous les Sénégalais aient les mêmes chances », écrit-il.
Une position ferme, qu’il justifie par son engagement de longue date contre le système clientéliste et néocolonial qui gangrène la gouvernance sénégalaise. Pour lui, céder à ce type de demande reviendrait à trahir le combat qu’il mène depuis des années.
Guy Marius Sagna plaide pour un Sénégal où le mérite seul déterminerait l’accès à un emploi, sans favoritisme, sans piston et sans discrimination liée au nom de famille, à l’ethnie, à la religion ou à l’appartenance politique. « Le meilleur cadeau que nous pouvons donner aux Sénégalais, c’est un pays où nos enfants seront traités sur la base de leurs compétences et non de leurs réseaux », insiste-t-il.
Dans un contexte où le chômage des jeunes reste une plaie ouverte, cette sortie du député remet sur la table un débat brûlant : celui de la transparence et de l’équité dans le recrutement public comme privé. Un discours qui, pour certains, sonne comme un rappel salutaire, mais qui pourrait aussi frustrer ceux qui espéraient un coup de pouce personnel.

