Scène de terreur ce mardi après-midi aux HLM Rail-bi : les passagers de la ligne 75 ont frôlé le drame lorsqu’un chauffeur ivre, pris d’un accès de folie, a transformé son bus en véritable engin de mort.
Une course suicidaire en pleine ville
Il était environ 13 h 30 lorsque M. Ndiaye, 45 ans, au volant de son bus Tata reliant Colobane à Malika, a entamé une conduite que les passagers décrivent comme « suicidaire ». Zigzags, accélérations brutales, dépassements hasardeux… l’homme semblait déterminé à défier la mort – et à l’imposer à ses clients.
À hauteur de Guédiawaye, il tente un dépassement impossible face à un autre bus. Quand une passagère ose lui reprocher son imprudence, il explose. Injures, insultes, menaces : le chauffeur perd totalement le contrôle de ses nerfs.
La panique à bord
L’affaire tourne au cauchemar : à chaque arrêt, Ndiaye descend du véhicule pour menacer physiquement la passagère qui l’a critiqué. Les voyageurs, médusés, assistent à une scène de folie. Un passager courageux tente de le raisonner, mais le conducteur élargit alors son flot d’injures à tout le bus, s’acharnant verbalement sur des dizaines d’innocents.
« Il roulait exprès comme un fou, on sentait qu’il voulait nous punir », témoigne une passagère encore sous le choc.
Intervention salvatrice aux HLM
Arrivés aux HLM Rail-bi, les passagers, excédés et surtout terrifiés, donnent l’alerte. Les agents du corps urbain, présents sur place, interviennent immédiatement. Le chauffeur est arrêté manu militari et conduit au commissariat. Le verdict tombe : il était bel et bien en état d’ivresse avancée.
Le bus a été immobilisé, mais l’affaire laisse un goût amer. Comment un chauffeur de transport public a-t-il pu mettre en danger la vie de dizaines de citoyens sans qu’aucun contrôle préalable ne l’empêche de prendre le volant ?
Un signal d’alarme
Pour beaucoup, ce drame évité de justesse illustre les failles béantes dans le contrôle des chauffeurs de bus Tata à Dakar. Aux HLM comme ailleurs, les usagers dénoncent des comportements irresponsables, parfois mortels.
Cette fois, la police est intervenue à temps. Mais combien de temps faudra-t-il attendre avant qu’une telle folie ne se termine en tragédie ?

