Le climat social s’envenime. Le pacte de stabilité sociale, signé en grande pompe le 1er mai dernier, devait incarner un nouvel espoir pour les travailleurs sénégalais. Mais, à en croire Cheikh Diop, secrétaire général de la CNTS/FC, ce pacte n’est plus qu’un chiffon de papier. Face aux caméras de Face au Jury ce dimanche 28 septembre, le syndicaliste a accusé le gouvernement de « trahison » et de « mépris » vis-à-vis des travailleurs.
« Rien n’a été respecté » : l’accusation sans appel
« Depuis la signature, rien n’a été respecté », tonne Cheikh Diop, dénonçant un État qui signe mais ne tient jamais parole. Pour lui, le pacte qui devait instaurer la confiance est devenu le symbole d’une promesse bafouée.
Le temps des menaces est passé, place à l’action
La CNTS/FC ne compte pas en rester aux paroles. Une marche nationale est déjà en préparation, appuyée par une vaste campagne de sensibilisation et le dépôt d’un préavis de grève. « Nous allons nous faire entendre », promet le leader syndical, déterminé à rappeler que les droits des travailleurs ne sont pas négociables.
Un pacte qui ne muselle pas
Cheikh Diop rejette avec force les critiques selon lesquelles le pacte aurait été conçu pour limiter le droit de grève. « Ce pacte ne prive aucun travailleur de ses droits. C’est un principe de dialogue, pas une capitulation », martèle-t-il, soulignant que la revendication est une source « inépuisable ».
Les licenciements abusifs dans le viseur
La centrale syndicale se dit prête à livrer bataille pour chaque travailleur victime de licenciement abusif. « Nous ne laisserons personne sur le bord de la route », prévient Cheikh Diop, qui promet d’exiger la réintégration de tous ceux qui auraient été injustement écartés.
Une poudrière sociale ?
Avec une inflation galopante, un chômage endémique et des engagements non tenus, le climat social sénégalais ressemble de plus en plus à une poudrière. Si le gouvernement continue à ignorer ses engagements, le « pacte de stabilité » pourrait bien se transformer en un pacte de rupture, déclenchant un nouveau cycle de luttes sociales.

