La Cour suprême du Sénégal a rendu son verdict ce jeudi 18 septembre 2025, mettant un terme à des mois de bras de fer juridique entre Barthélemy Dias et l’État. Le recours introduit par l’ancien maire de Dakar contre sa révocation a été rejeté, confirmant ainsi la perte définitive de son fauteuil à la tête de la capitale.
L’élu contestait l’arrêté du gouvernement sénégalais prononçant sa révocation, une décision qui faisait suite à sa condamnation définitive dans l’affaire Ndiaga Diouf. Pour rappel, ce dossier, vieux de plus d’une décennie, avait conduit la justice à sanctionner l’actuel opposant pour son rôle dans les événements tragiques survenus en 2011 devant la mairie de Mermoz-Sacré-Cœur.
En rejetant son recours, la plus haute juridiction du pays vient clore un épisode judiciaire et politique à forte portée symbolique. L’affaire ne se limite pas au seul sort de Barthélemy Dias : elle soulève des interrogations sur la gouvernance de la capitale et sur l’avenir politique de celui qui incarnait, pour une partie de l’opposition, une relève face au pouvoir en place.
Dans son entourage, la décision est perçue comme « une sanction politique déguisée », tandis que le camp gouvernemental insiste sur « le respect strict de la loi et des institutions ». Pour les Dakarois, cette révocation ouvre une période d’incertitude quant à la gestion de la ville, à quelques mois seulement des prochaines échéances électorales locales.
La bataille judiciaire de Barthélemy Dias s’achève donc sur une défaite, mais elle pourrait marquer le début d’un nouvel épisode sur le terrain politique, où l’ancien maire compte bien rester un acteur incontournable.

