Fatick – Un drame d’une rare tristesse a secoué, ce lundi 6 octobre 2025, en fin d’après-midi, le village de Poukham Tock, dans la commune de Mbellacadiao, arrondissement de Ndiob, département de Fatick. Une femme a été retrouvée morte pendue à un manguier, à l’entrée du village, suscitant l’émoi et la consternation parmi les habitants.
Selon les premières informations recueillies, la brigade de proximité de Diakhao a été alertée vers 18 heures par le chef du village, après la découverte du corps sans vie dans un jardin de manguiers. Les témoins affirment avoir aperçu la victime plus tôt dans la journée, seule, assise non loin du lieu du drame. « Vers 15 heures, elle semblait pensive, mais rien ne laissait présager une telle issue », confie un villageois.
C’est Gonar Ndior, un habitant du village de retour d’un voyage, qui a fait la macabre découverte. « J’ai d’abord vu une corde suspendue à un arbre. En m’approchant, j’ai réalisé qu’il s’agissait d’une femme pendue. Pris de panique, j’ai immédiatement alerté le chef du village », a-t-il témoigné.
La victime n’a pas été identifiée immédiatement. Des photos ont été prises et partagées avec les chefs des villages voisins, puis relayées sur les réseaux sociaux, ce qui a permis de confirmer son identité quelques heures plus tard.
Sur les lieux, les gendarmes ont constaté l’absence de traces de lutte ou de blessures apparentes. À proximité du corps, une paire de chaussures et un sachet plastique contenant un foulard et une paire de lunettes ont été retrouvés. Selon les enquêteurs, ces éléments suggèrent que la victime aurait caché la corde dans le sachet avant de passer à l’acte.
Les éléments de la brigade de Diakhao ont procédé aux constatations d’usage, avant de solliciter une réquisition au médecin-chef de l’hôpital régional Adja Marème Faye Sall de Fatick. Le corps a été évacué par les sapeurs-pompiers vers cette structure hospitalière pour autopsie.
Une enquête a été ouverte sous le procès-verbal n°255 du 6 octobre 2025 afin de déterminer les circonstances exactes de ce drame. Si la thèse du suicide semble privilégiée à ce stade, les autorités n’écartent aucune piste.
Ce nouveau drame relance le débat sur le suivi psychologique et social en milieu rural, dans une région où les cas de détresse silencieuse demeurent encore largement méconnus et rarement pris en charge.

