Dakar, 22 septembre 2025 – Les caméras et les regards étaient braqués sur l’Aéroport international Blaise-Diagne (AIBD) ce dimanche matin. Waly Seck, le fils du légendaire Thione Seck, est rentré à Dakar par un vol Air France, dans une atmosphère de curiosité et de tension mêlées. Selon Libération, aucun incident n’a été signalé à son arrivée, mais le chanteur sait que sa liberté est désormais encadrée par la justice.
L’artiste devra se mettre à la disposition de la commission d’instruction du Pool judiciaire financier (PJF). Madiambal Diagne avait annoncé sur X (ex-Twitter) que Waly Seck était attendu par cette instance, précisant que l’opposition de sortie du territoire pesant sur lui avait été levée.
Waly Seck est cité dans le cadre de l’affaire des transactions financières douteuses impliquant Amadou Sall, fils de l’ancien président Macky Sall, révélées dans un rapport de la Centif. Le juge du premier cabinet financier cible sept personnes dans ce dossier sensible, parmi lesquelles le chanteur. Trois des mis en cause – Ibrahima B., Cheikh Tidiane S. et Saliou S. – ont déjà été placés sous mandat de dépôt pour association de malfaiteurs en groupe criminel organisé et blanchiment de capitaux.
À l’AIBD, l’ambiance était électrique. Des journalistes, curieux et impatients, scrutaient chacun de ses gestes. Les passants et fans se mêlaient aux professionnels de la presse, certains applaudissant, d’autres murmurant sur l’implication du chanteur dans ce dossier qui secoue la classe politique et financière du pays.
Pour Waly Seck, le retour à Dakar marque le début d’une nouvelle étape dans une affaire qui a attiré l’attention nationale. Entre célébrité, investigations financières et enjeux judiciaires, le chanteur se retrouve au centre d’un dossier sensible, où chaque déplacement et chaque déclaration seront scrutés.
L’opinion publique, quant à elle, attend de voir si Waly Seck se présentera à la commission du PJF et quelles seront les prochaines décisions du juge instructeur. Une chose est sûre : dans cette affaire, la musique laisse place aux tribunaux, et chaque note de l’histoire semble écrite sous haute tension.

